Depuis Juin dernier, sous l’impulsion de la Préfecture de Région Occitanie, de la Région Occitanie et de la Fédération des Industries Nautiques, les groupes de travail se réunissent conformément au plan d’actions. Ce contrat de filière nautisme, premier en France, vient conforter le poids et la dynamique économique de la filière en Occitanie. Sa vocation est d’accompagner les entreprises pour relever les défis d’aujourd’hui et de demain: répondre au besoin de recrutement, soutenir l’innovation et accompagner la filière régionale dans sa transition écologique.

Les groupes de travail ont commencé leurs travaux pour suivre le plan d’actions du contrat de filière.

Un plan d’actions articulé autour de 5 axes stratégiques:

  1. Développer l’offre de formation adaptée aux besoins actuels et à venir de la filière ;
  2. Favoriser le lien avec la recherche et le transfert de technologies pour la transition écologique énergétique et numérique ;
  3. Favoriser la croissance et l’export des entreprises régionales ;
  4. Faire rayonner la filière Industrie et Services Nautiques d’Occitanie ;
  5. Accompagner la déconstruction des bateaux en fin de vie et le recyclage.

Développer l’offre de formation

Favoriser la transition écologique

Favoriser la croissance des entreprises

Faire rayonner l’industrie et les services

Accompagner la déconstruction des bateaux

« En lançant ce contrat de filière unique en France, la Région Occitanie s’engage avec l’État et la Fédération des Industries Nautiques pour l’accompagnement des entreprises et le développement d’emplois durables dans l’économie bleue. Il s’agit ainsi de proposer des réponses concrètes aux attentes et besoins des acteurs de la filière en matière de formation, de recrutement, d’innovation et de transformation écologique en valorisant l’ensemble des savoir-faire et des compétences pour faire de l’Occitanie un territoire phare de l’industrie nautique. » Carole Delga – présidente de la Région / Occitanie Pyrénées-Méditerranée.

Les groupes de travail se sont réunis sur chacune des 5 thématiques

Pour constituer ces groupes de travail, se sont réunis les professionnels de l’industrie et des services nautiques, les institutionnels de l’Etat et ceux des collectivités territoriales. L’ensemble des acteurs impliqués dans ce contrat de filière (Préfecture de région, Région Occitanie, Fédération des Industries Nautiques, Préfecture maritime, Les ports d’Occitanie, Banque des Territoires, Rectorat, France Travail, CCI Occitanie, Nauticampus de Canet en Roussillon, agence Ad’Occ, Pôle Mer Méditerranée, Office Français de la Biodiversité, Agence de l’Eau Rhône Méditerranée, Comité Régional du Tourisme et des Loisirs d’Occitanie…) s’engage ainsi à coconstruire durant 10 mois un programme d’actions opérationnel répondant aux grands enjeux de la filière.

« Dans la logique du Plan littoral 21, qui accompagne les professionnels de la pêche et de la conchyliculture sur des démarches de filière, l’État soutient le lancement d’un contrat de filière « nautisme ». Cette démarche est une opportunité pour planifier des actions concrètes et opérationnelles au service d’ambitions communes : construire une filière d’avenir, qui permette à la fois de capitaliser sur le potentiel des industries nautiques présentes en Occitanie, mais aussi de renforcer l’attractivité des métiers du nautisme, sur des départements littoraux qui concentrent les plus forts taux de chômage de la région. L’excellence de la filière passera aussi par sa capacité à amorcer un véritable virage écologique, en s’appuyant sur le numérique, la recherche et l’innovation, en faveur d’un nautisme durable et responsable. » Pierre-André Durand – préfet de la région Occitanie.

Pour la seconde année les lycées Mermoz de Béziers, Sauvy de Villelongue et Luxemburg de Canet; ont proposé à leurs élèves d’effectuer une période de formation en milieu professionnel (PFMP) en mobilité internationale. Avec le soutien de l’agence Erasmus+, le consortium du Nauti Campus Occitanie a envoyé des élèves de Bac Pro à Palma de Majorque aux Iles Baléares et à Rosas sur la Costa Brava.

Les enseignants du campus avaient préparé leur venue en nouant des partenariats avec les entreprises locales du nautisme.

Une mobilité Erasmus qui s’appuie sur le nautisme local

Nous avions présenté aux entreprises des Baléares les contenus des formations professionnelles ciblées: Maintenance Nautique, Menuiserie, Sellerie Garnissage… A Rosas comme à Palma, les acteurs de la filière nautique ont été rencontrés après des contacts pris en amont et grâce au soutien des Consulats de France à Barcelone et aux Iles Baléares.

Les entreprises partenaires se sont engagées par écrit à accueillir un élève pendant 4 semaines et à lui proposer des activités inclues dans le référentiel de certification de leur Bac Pro. Les enseignants de spécialité ont aussi pu s’assurer que toutes les conditions étaient requises pour que ces élèves travaillent en toute sécurité, exactement comme lorsqu’ils effectuent leur PFMP en France avec les partenaires habituels.

De nombreuses entreprises se sont montrées intéressées par notre démarche de mobilité dans le cadre de la formation professionnelle. L’Euro Région nous a aussi soutenu dans cette démarche de déploiement de relations et d’échanges entre les 3 régions Occitanie, Catalogne et Iles Baléares.

Une expérience unique pour ces jeunes sur le plan culturel, humain et professionnel! Tous ces élèves de l’enseignement professionnel de l’académie de Montpellier sont valorisés à travers les compétences acquises dans les lycées du campus.

Une expérience culturelle, humaine et professionnelle unique

Chaque est accompagné sur place et suivi pendant les 4 semaines par un enseignant référent du Nauti Campus Occitanie.

Ils sont logés en groupe et peuvent partager leurs expériences.

Une découverte de soit même, de l’autre, de la filière nautique à l’étranger…

Des visites culturelles, des rencontres…

Le Nauti Campus Occitanie est engagé dans cette démarche de mobilité Erasmus pour sensibiliser et valoriser les jeunes inscrits dans nos formations professionnelles.

Participer à un séjour de 4 semaines de travail dans une entreprise étrangère permet de découvrir d’autres façons de travailler, de progresser en autonomie et de réaliser que les compétences acquises dans les lycées du campus sont vivement recherchées par les acteurs économiques du nautisme en Catalogne comme aux Iles Baléares.

L’an dernier de nombreux jeunes s’étaient vu proposé une embauche à l’issu de ces 4 semaines à l’étranger.

Que faire des bateaux de plaisance en fin de vie?

Une écrasante majorité des bateaux de plaisance construits depuis les années soixante sont en matériaux composites. La durée de vie d’un bateau n’excède que rarement 50 à 60 ans, pour des raison tant techniques qu’esthétiques. La plaisance ne représente que 4% des composites en circulation mais la question des ces ces bateaux hors d’usage se pose ainsi que celle de leur recyclage.

Les partie métalliques, les équipements ou le bois trouve assez facilement une seconde vie, pour les coques et les matériaux composites c’est une autre histoire.

Vers qui se tourner pour faire déconstruire son bateau?

La Fédération des Industries Nautiques a créé un éco-organisme chargé d’apporter des solutions concrètes: l’Association pour une Plaisance Eco Responsable (APER). En Occitanie il existe 2 entreprises agrées à déconstruire les bateaux de plaisance: EPUR et Thubert Environnement.

Les propriétaires de bateaux en fin de vie sont accompagnés dans leurs démarches par l’APER.

La déconstruction et les démarches administratives sont gratuites.

Par contre le transport jusqu’au lieu de traitement reste à la charge du propriétaire. Cela peut être un frein à une bonne pratique, notamment pour les grands bateaux.

Les entreprises agrées déconstruisent, trient et valorisent un maximum des déchets issus de ces bateaux de plaisance hors d’usage (BPHU).

Comment recycler les matériaux composites?

Il existe plusieurs solutions pour valoriser les déchets composites: le recyclage mécanique, thermique ou chimique ou encore la valorisation énergétique.

Le recyclage mécanique par broyeur est le plus économique. Les broyats sont valorisés comme charge de thermoplastiques dans le bâtiment, l’automobile ou le géni civil

Le recyclage thermique par pyrolyse qui a pour but de séparer les renforts (fibres) de la matrice (résines). Les fibres, à l’exception du carbone, perdrons 50% de leur résistance mécanique

Le recyclage chimique par solvolyse qui a pour but de décomposer la matrice afin de réemployer les renforts.

Là aussi près de 65% de perte de résistance à la traction après traitement

La valorisation énergétique comme combustible en cimenterie ou centre d’incinération des ordures ménagères.

Les rejets atmosphériques des produits de la combustion sont alors contraignants

l’ADEME vient de publier un guide du recyclage et de l’écoconception des composites.

Ce guide comporte en page 12 un tableau comparatif des différentes techniques de recyclage possibles pour les matériaux composites

Une autre piste pour les bateaux en fin de vie c’est le réemploi plutôt que la déconstruction.

Comment réemployer les bateaux hors d’usage?

La mode des hébergements insolites est une source d’inspiration pour certaines entreprises qui voient là une manière vertueuse de faire des économies dans la fabrication et d’offrir une seconde vie à ces bateaux. C’est le cas de la société Bathô: un chantier naval insolite.

C’est aussi l’occasion d’utiliser des matériaux plus respectueux de l’environnement lors de la conception et la réalisation des ces habitats insolites que ceux qui avaient été employés lors de la construction des bateaux dans les années soixante-dix.

Les bateaux de plaisance moderne sont eux aussi éco-conçus, leur conception et leur fabrication tient compte de leur future déconstruction et cherche à minimiser l’impact environnemental de la construction comme de l’utilisation du navire.

Quel est l’avantage d’une éco-conception des bateaux de plaisance?

Les bureaux d’étude des constructeurs de bateaux de plaisance prennent de plus en plus en compte la dimension environnementale de la navigation de plaisance. C’est une activité de pleine nature qui doit respecter l’environnement pour se perpétuer et se développer. De très nombreuses pistes sont exploitées: trie et recyclage des déchets de la construction, maitrise du devis de masse du bateau, emploi de matériaux éco-responsables, développement des motorisations décarbonées, meilleur gestion de l’énergie à bord,…

Construire des bateaux plus légers c’est dépenser moins d’énergie pour les faire avancer et donc limiter les rejets. C’est un axe fort dans la conception des catamarans de plaisance qui sont construits en Occitanie.

Que ce soit les chantiers Catana, Windelo ou Outremer; tous essaient d’allier confort, légèreté et performance. Mais les avancées ne concernent pas que la masse de ces bateaux, le matériaux employés ont eux aussi beaucoup évolués pour faciliter le recyclage.

Quels sont les choix éco-responsables fait en nautisme?

Initier une démarche vertueuse impose une analyse de la totalité du cycle de vie du bateau sur la base de critères quantitatifs. Il faut faire un inventaire des flux entrants (énergies, matières premières…) et sortants (déchets, CO2, durabilité des matériaux…) de la construction à la déconstruction. C’est donc une analyse complexe qui va induire des compromis.

Il existe plusieurs solutions pour élaborer un matériau composite: les renforts en fibres de verre et de carbone ou en fibres végétales; les matrices biosourcées l’ABS, les résines polyester ou époxy.
Les impacts utilisés sont des indicateurs comme le réchauffement climatique, l’acidification, et la formation d’ozone
photochimique. Mais aussi l’utilisation des ressources fossiles, et des ressources naturelles (eau, sols) pour la construction, le transport et l’utilisation du bateau.

Comment se tourner vers des matériaux plus vertueux?

Nous l’avons vu, certaines fibres vont perdre beaucoup de leur qualités mécanique à l’issu du recyclage. C’est pourquoi les chantiers vont privilégier les renforts en basalte à l’image du chantier Windelo. Ce type de fibre présente aussi l’avantage de ne pas être produit à partir de pétrole, contrairement à la fibre de carbone.

Le recyclage par pyrolyse des renforts en basalte sera possible en fin de vie du bateau.

La mise en œuvre renforts non pétrosourcées comme la fibre de lin est une voie choisie par le chantier Outremer et Roland Jourdain pour un bateau expérimental dont 50% des renforts sont en lin.

Les catamarans doivent être légers pour exploiter le moindre souffle d’air et c’est l’une des raison qui pousse à utiliser des matériaux composites sandwichs avec un âme en mousse légère entre deux couche de fibre.

A la place des traditionnelles mousses en PVC, le chantier Windelo utilise une mousse en PET à base de bouteilles d’eau recyclées. Utiliser un matériau recyclé dans les flux entrants permet de minorer l’impact environnemental de la construction.

Comment limiter l’impact de l’utilisation du bateau sur le milieu naturel?

Nous l’avons vu, il faut concevoir des bateaux légers pour favoriser la navigation décarbonée à la voile ou à l’électrique. Mais il faut aussi limiter les rejets organiques ou chimiques dans le milieu naturel.

C’est la raison d’être de cette innovation du chantier Catana: une mini centrale de traitement des eaux usées du bord.

Un ensemble de bioréacteur et de filtres permet de traiter les eaux avant rejet en mer. Moins de produits chimiques et de déchets organiques sont rejetés dans le milieu naturel.

Le recours à l’hydrogénération, à la motorisation électrique ou le développement des panneaux solaires sont autant de démarches vertueuses sur le plan environnemental.

Les chantiers constructeurs de bateaux de plaisance proposent de plus en plus de solutions éco-responsables à leurs clients. C’est le cas par exemple du chantier fluvial Nicol’s qui propose des bateaux à propulsion électrique.

Matériaux, gestion énergétique, maîtrise des rejets, motorisation…

La filière nautique, même si elle ne représente que 4% des composites à recycler en France, loin derrière l’automobile ou le bâtiment, agit pour l’environnement. C’est une volonté des clients mais aussi une logique incontournable pour cette économie de plaine nature. Pour préserver le plaisir de naviguer sur mer et sur les voies intérieures il faut protéger l’environnement.

La promotion des métiers du nautisme est un axe fort des actions du campus des métiers et des qualifications. La filière nautique est un secteur économique dynamique qui propose des emplois attrayants non délocalisables. De nombreuses formations, en direction de tous les publics du CAP au Master, sont proposées au sein du campus pour acquérir les compétences recherchées.

Le Nauti Campus mène régulièrement, avec ses partenaires institutionnels et privés, des actions de valorisation des métiers et des formations avec des scolaires comme avec des demandeurs d’emploi.

Découverte du nautisme avec les scolaires

Le campus est un réseau régional d’organismes de formation qui accueillent régulièrement les collégiens sur leurs plateaux techniques. Parallèlement les professionnels viennent dans les lycées pour échanger directement avec les jeunes en formation.

Les collégiens du collège Olibo de Saint Cyprien en visite dans le laboratoire dédié aux composites du lycée Rosa Luxemburg de Canet.

Le chantier Outremer à la Grande Motte qui vient à la rencontre des lycéens de maintenance nautique du lycée Mermoz de Béziers.

Comment aider les collégiens à choisir une formation porteuse?

Les collégiens, dans le cadre du parcours avenir, sont accompagnés dans leur orientation post troisième: quelle section choisir pour optimiser l’accès à l’emploi? Quels sont les métiers passion que la filière nautique propose localement? Qui recrute et surs quelles compétences?

Un élève de Terminale Maintenance Nautique présente le diagnostique numérique sur un moteur hors-bord

Les élèves de Bac Pro Sellerie présentent leurs créations et évoquent les propositions d’embauche dans le secteur

Un élève de Bac Pro Composites réalise l’infusion sous vide d’une pièce en fibre de carbone / époxy

Ces échanges directes entre jeunes facilitent l’identification et l’appropriation des parcours de formation. C’est une manière concrète de faire découvrir un métier à des collégiens qui n’auraient pas spontanément imaginé se tourner vers le nautisme. Certains des élèves de bac pro rencontrés sont eux-mêmes issus du collège en visite et témoignent avec passion du métier qu’ils ont appris en Bac Pro.

Les professionnels sont aussi des acteurs clés du réseau campus. Pour faciliter l’insertion professionnelle des jeunes, le campus agit pour créer du lien.

Comment créer du lien entre les jeunes en formation et les entreprises qui recrutent?

Le groupe Grand Large Yachting possède deux chantiers qui fabriquent des catamarans de plaisance en Région Occitanie. Pour construire ces bateaux à la renommée mondiale (80% d’exportation), le groupe recrute sur un large panel de métiers.

Les responsables électricité, plomberie et menuiserie des chantiers Outremer et Gunboat ont rencontrés des lycéens en formation professionnelle pour présenter le groupe, les offres d’emploi et proposer des stages. Ces actions ont été menées dans plusieurs lycées du Gard et de l’Hérault, sur le bassin d’emploi du groupe Grand Large Yachting.

La filière nautique est particulièrement dynamique en région Occitanie et la promotion des métiers par le campus ne se limite pas au scolaire mais concerne aussi les adultes en reconversion.

Découverte du nautisme avec les adultes

La Région Occitanie, compétente en matière d’éducation, de formation professionnelle et d’orientation, s’est engagée dans la construction d’un Programme Régional de Formation en direction des demandeurs d’emploi. C’est un partenaire essentiel avec les professionnels pour faire la promotion de la filière nautique auprès des adultes en reconversion. Un guide pratique des rémunération des stagiaires de la formation professionnelle est téléchargeable sur le site de la Région.

Deux types d’actions sont menées en faveur de public adulte: accompagnement des prescripteurs à la rencontre des professionnels du nautisme et conférence-débat avec des demandeurs d’emploi.

Les agents régionaux en visite à l’atelier du littoral à la Grande Motte. Ce sont eux qui sont chargés de proposer des reconversions vers le secteur nautique aux demandeurs d’emploi.

Conférence-débat à la maison de la région de Narbonne en présence de l’entreprise Le Boat venue présenter l’entreprise et ses offres d’emploi.

Comment faire découvrir le nautisme aux prescripteurs ?

En partenariat avec la Direction de la Mer et avec la Direction de l’Emploi et de la Formation, le Nauti Campus mobilise son réseau de professionnels pour mettre en avant la filière.

Dans le cadre du salon international du multicoque de La Grande Motte, les agents prescripteurs de la région ont rencontrés les professionnels de la filière nautique. Des visites d’entreprises avec l’atelier du littoral en sellerie nautique ou avec le chantier Gunboat et ses catamarans en carbone. Mais aussi des échanges autour des offres d’emploi avec les exposants du salon et la Fédération des Industries Nautiques.

Inciter les demandeurs d’emploi à se tourner vers la filière nautique en se formant en région est un enjeu fort du Nauti Campus et de la Région Occitanie.

En complément des actions avec les prescripteurs, il faut aller au devant des demandeurs d’emploi.

Comment faire découvrir le nautisme aux adultes en reconversion ?

Le Nauti Campus et la Direction de l’Emploi et de la Formation ont mobilisé leurs partenaires locaux sur les bassins d’emploi de l’Hérault et de l’Aude. A la Maison de l’Orientation de Montpellier avec 45 demandeurs d’emploi comme à la Maison de la Région de Narbonne avec une cinquantaine d’adultes.

Présentation de la société YES (Yachting Equipements Services) à Port Camargue et de ses offres d’emploi par le chef d’entreprise.

Présentation de la société de location fluviale Le Boat et là encore des offres en cours sur le territoire.

Une approche collective et complète pour les demandeurs d’emploi: présentation des métiers qui recrutent par le campus et le professionnel, une présentation du programme régional de formation et des aides aux stagiaires de la formation continue puis un échange direct avec les organismes de formation membres du Nauti Campus: GRETA-CFA, INM et CFA ALBANO.

Les métiers du nautisme maritime et fluvial qui recrutent s’appuient sur les mêmes formations financées par la Région et menées par les organismes de formation près-cités. Nombre de demandeurs d’emploi ont pu déposer un CV à cette occasion ou prendre conscience que nombre de compétences du bâtiment, de l’automobile ou de l’habillement peuvent être rapidement « déclinées » nautisme! Le site du Nauti campus comporte plusieurs dizaines de vidéos présentant ces métiers et les conditions d’exercice au sein de la filière nautique.

La propulsion électrique des bateaux de plaisance permet d’envisager une motorisation décarbonée. plusieurs solutions techniques sont sur le marché, que ce soit pour les bateaux neufs ou dans le cadre d’une remotorisation d’un navire plus ancien: le rétro-refit. Les puissances disponibles sur le marché vont environ de 4 à 80 CV (3 à 40 kW), ce qui représente les puissances les plus courantes sur les voiliers ou les coches de plaisance des voies navigables. Le principal frein au déploiement de l’électrique reste l’autonomie limitée.

Les motorisations électriques disponibles couvrent aussi bien le Hors-Bord que le In-Bord mais quels sont les avantages d’une motorisation électriques par rapport au thermique traditionnel?

Les avantages de l’électrique

Les moteurs électriques sont plus efficace à puissance égale: le couple moteur est constant sur un moteur électrique. Un moteur à combustion aura lui une plage de régime optimal beaucoup plus restreinte. La courbe du couple d’un moteur à essence présente un pic proéminent, la courbe du couple en fonction de la vitesse des moteurs électriques est beaucoup plus plate, d’où un couple élevé disponible à toutes les vitesses de rotation.
C’est pourquoi les moteurs électriques, même pas très puissants, entraînent les hélices avec un bien meilleur rendement que les moteurs à combustion.

D’autre part, l’entretien est beaucoup moins contraignant sur un moteur électrique car il n’y a pas de vidange ou de filtres à changer et que les moteurs électriques sont très fiables.

Ces moteurs sont quasiment silencieux comme le montre cette vidéo Torqeedo.

Les moteurs électriques ne polluent pas les eaux: contrairement aux moteurs thermiques, ces moteurs ne rejettent pas de gaz d’échappement dans l’eau et ne produisent pas d’odeur désagréable. Ils ne polluent pas l’eau lors du plein d’essence et ne laissent pas de traces d’huile dans l’eau.

Les plaisanciers sont très sensibles aux enjeux environnementaux et aux avantages de l’électrique. Il existe des solutions pour remotoriser un bateau de plaisance d’occasion: le Rétro-Refit.

L’électrique en Rétro-Refit:

Le parc des bateaux de plaisance comporte de nombreux navire de plus de 25 ans sur lesquels la motorisation diesel est vieillissante et polluante. Changer le moteur s’impose, pourquoi ne pas le faire avec la technologie électrique?

Voici deux exemples de rétro-refit: le Gin Fizz AMAZIA et un Feeling 32.

L’autre avantage de cette propulsion décarbonée c’est l’encombrement: le moteur est plus compact à puissance égale et les batteries peuvent être placées en différents endroits. Le centrage des poids peut être optimisé ainsi que la capacité de rangement.

En dehors de ces rénovations intéressantes, les constructeurs se lancent eux aussi dans les motorisations électriques pour des raisons écologiques et économique avec la montée du prix des énergies fossiles.

L’électrique en première monte:

Les chantiers sont eux aussi partie prenante du déploiement des motorisations électriques, notamment pour les bateaux de voyage comme les catamarans.

Le chantier WINDELO ne propose que des motorisations électriques et hybride avec une gestion intégrée de ce type d’énergie à bord.

Voici une présentation globale du système avec une motorisation Bellmarine.

Un exemple comparable avec le GunBoat DEEPBLUE propulsé par Torqeedo.

Les catamarans ayant généralement un parc batterie conséquent et une vitesse sous voile qui permet d’exploiter l’hydrogénération, la motorisation électrique est envisageable.

Mais d’autres motoristes sont sur le marché du moteur électrique ou de l’hybride à l’image d’Oceanvolt ou Volvo Penta.

La plaisance ne se limite pas aux bateaux à voile et le nautisme fluvial commence lui aussi à adopter les motorisation électriques. en effet, les voies navigables intérieures sont des milieux écologiquement sensibles et la propulsion silencieuse est là aussi un atout maître. Sur un canal on navigue lentement, silencieusement et sur de courtes distances entre deux points d’alimentation électrique.

Le loueur et constructeur de coches de plaisance Nicol’s se lance dans la motorisation électrique

Le motoriste Transfluid-Bellmarine présente ici la motorisation électrique pour des bateaux à moteur lents en milieu écologiquement fragile comme Venise.

Mais alors il n’y a que des avantages à passer à une motorisation électrique? Non, en fait certaines difficultés demeurent.

Les handicaps de l’éclectique

La principale difficulté vient du manque d’autonomie des batteries. Il est possible d’avoir de l’autonomie mais avec un parc au lithium conséquent. Ce qui augmente le coût et le poids. D’autre part, la recharge via des sources écologiques comme le photovoltaïque ou l’éolien sera d’autant plus longue.

Pour motoriser électriquement un bateau il faut adapter certaines pratiques: naviguer moins vite au moteur, optimiser la recharge en diversifiant les productions d’énergie, embarquer une pile à combustible…

L’installation électrique du bord devient de plus en plus complexe ce qui va à l’encontre de la fiabilité qui peut faire choisir l’électrique au départ…

Le Brevet d’Initiation à la Mer (BIMer) est un diplôme de découverte de la culture maritime et des métiers de la mer. Il s’adresse aux collégiens et aux lycéens qui souhaitent acquérir une culture en lien avec la mer. Sur une année, les candidats suivent une quarantaine d’heures théoriques, des visites d’entreprises et des rencontres avec des professionnels de la mer. Les métiers abordés concernent l’ensemble des activités liées à la mer: la pêche, la marine nationale, la plaisance, la marine marchande ou l’aquaculture.

Pour accompagner les jeunes dans la préparation de l’examen qui aura lieu en fin d’année scolaire, le rectorat de Montpelier lance une chaine Youtube: Canal BIMer. En plus des cours en présentiel qui ont lieu au lycée Paul Bousquet de Sète et au lycée Rosa Luxemburg de Canet, cette chaine a pour ambition de proposer des vidéos rassemblant et contextualisant les différents points du programme de ce brevet.

Canal BIMer: une chaine Youtube à suivre!

Sur Canal BIMer, on retrouvera régulièrement des interviews, des illustrations ou des mises en situation des points théoriques abordés en formation.

Des notions comme le vocabulaire spécifique (en français et en anglais), mais aussi comme la flottabilité des navires ou encore la sécurité en mer seront régulièrement abordés.

La navigation de plaisance, la marine marchande, la pêche ou la marine militaire seront autant d’univers à découvrir dans ces vidéos.

Cette chaine Youtube a aussi pour ambition de permettre au plus grand nombre d’avoir accès à la culture maritime au sans large et donc de sensibiliser les jeunes de toute la région Occitanie, au-delà de notre façade maritime, au métiers de la mer. Découvrir les opportunités de se former du CAP au Doctorat et de faire carrière dans la plaisance comme dans la marine marchande.

Plusieurs univers professionnels liés à la mer en Occitanie

La plaisance

La région Occitanie a la particularité d’accueillir au sein nautisme 11000 emplois liés à la plaisance maritime et fluviale.(Chiffre Pôle Emploi 2020).

Que ce soit pour la construction, la vente et l’entretient des navires de plaisance. Le nautisme est un secteur qui recrute activement en région: c’est une filière d’avenir.

La construction des catamarans de plaisance en Occitanie est mondialement appréciée avec des marques célèbres comme CATANA, BALI, OUTREMER, GUNBOAT et le dernier venu: WINDELO.

Le Nauti Campus Occitanie propose les formations à ces métiers du nautisme.

La pêche et l’aquaculture

En région Occitanie, la pêche côtière ou au large, l’ostréiculture ou la conchyliculture mais aussi les métiers liés à la transformation de ces produits de la mer rassemblent environ 6500 emplois. (Chiffre plan littoral 21).

Le lycée Paul Bousquet de Sète propose des formations en liens avec ces métiers.

La marine marchande et la marine nationale

le CMA CGM Marco Polo , plus gros porte-conteneurs du monde, cargo photo CMA/CGM

Naviguer loin sur de gros navires peut aussi se faire dans deux cadres distincts: le civil avec la marine marchande ou le militaire avec la marine nationale.

Là encore ce sont deux univers qui proposent tout une série de métiers passionnants en lien avec la mer!

Istanbul, Turkey – July 10, 2015: French frigate Forbin (D620) in Sarayburnu district, Istanbul port.

Le BIMer permet de découvrir les métiers qui n’existeraient pas sans la mer mais Il a aussi pour but de permettre aux élèves d’acquérir des notions transversales scientifiques et techniques sur le milieu maritime tout en construisant leur projet d’orientation. Ces notions sont abordées au long des 5 modules pédagogiques constituant le BIMer.

Quels sont les 5 modules de ce BIMer?

Le module 1: Description et Construction des navires.

Les différents types de navires : leur classification, les différentes parties qui les constituent et leurs modes de construction. Le principal objectif est de pouvoir les identifier et d’y associer leurs fonctions.

Le module 2: Flottabilité – stabilité – sécurité du flotteur (détection incendie et voie d’eau

Les principes physiques de flottabilité et de stabilité des navires et aussi les principes de base de la sécurité maritime. Le principal objectif est de comprendre globalement le comportement d’un navire dans l’eau  (poids, la poussée d’Archimède, etc. Son comportement est étudié afin de sécuriser la navigation.

Le module 3: Mer et météo

Les savoirs météorologiques fondamentaux nécessaires pour la navigation et les outils associés (comme le bulletin météorologique marine). Mais aussi de connaître les phénomènes météorologiques qui peuvent être dangereux en mer et d’utiliser une carte isobarique pour les repérer.

Le module 4: Navigation, réglementation, sécurité

Initier les élèves aux instruments et aux paramètres nécessaires à la préparation de la navigation, mais aussi aux consignes à observer en mer et en cas d’abordage ainsi que les modes de communication en mer en particulier dans les situations de détresse.

Le module 5: Les espaces maritimes, leurs milieux marins et les espaces associés

Les multiples enjeux du secteur maritime : les enjeux géopolitiques, économiques (le commerce maritime), socio-culturels (l’océan et la mer dans les représentations artistiques, sportives et politiques) et environnementaux (les ressources et la protection de l’environnement maritime).

Comment s’inscrire?

Pour toute demande d’inscription ou de renseignement, que vous soyez élève de l’académie de Montpellier ou que vous souhaitiez devenir formateur- intervenant au BIMer en Occitanie, contactez le responsable des formations BIMer et CAEIMer, Conseiller Académique pour les Sciences et la Technologie (CAST): Nicolas CHEYMOL. Nicolas.Cheymol@ac-montpellier.fr.

Dans le cadre des formations du nauti campus à la maintenance nautique, la lutte contre la colonisation des carènes immergées est largement abordée. Les jeunes en CAP Réparation des Embarcations de Plaisance ou en Bac Pro Maintenance Nautique comme les adultes en Titre Pro Réparateur en Marine de Plaisance apprennent tous à mener un carénage et à conseiller le plaisancier sur le produit le mieux adapté à son type de navigation et de bateau. Comment les sensibiliser aux solutions innovantes plus respectueuses de l’environnement que les traditionnels antifouling contenant des biocides?

Traditionnellement les plaisanciers sont obligés de sortir tous les ans le bateau de l’eau afin d’éliminer les salissures (fouling) et de poser une peinture antifouling à base de biocides. Tout composé biocide est par définition mortel pour les organismes vivants animaux ou végétaux du milieu marin.

Quelles solutions pour limiter la colonisation des carènes?

Il existe plusieurs produits ou procédés alternatifs aux peintures antifouling traditionnelles: des brosses, des bâches de protection, des générateurs d’ultrasons ou des diodes émettant des UV.

brosse Lulu

bâche parefouling

émetteur ultrasons

brosse à rouleaux

diodes UV

Mais d’autres pistes sont étudiées pour réduire l’impact environnemental de cette lutte contre le fouling qui ralentit les bateaux, pénalise leur manœuvrabilité et augmente la consommation de carburant. Les fabricants de peinture sont limités par le nombre fortement décroissant des molécules biocides autorisées et se tournent vers des additifs cuivrés ou siliconés sensés avoir une durée d’efficacité rallongée à plusieurs années.

L’antifouling Coppercoat, par exemple, contient une forte densité de poudre de cuivre contenue dans une résine époxy. L’efficacité annoncée par le fabricant est de 10 ans!

l’antifouling hempel silic one constitue une fine couche d’hydrogel, à base de silicone, qui doit empêcher la fixation des organismes marins sur la carène et les hélices. La durée de vie annoncée sur le coque est 2 années.

Antifouling traditionnel
antifouling cuivré

Une autre technique consiste à poser un « moquette à poils en nylon » sur la carène pour empêcher la colonisation par les organismes marins: c’est la solution Finsulate. Les « poils » de revêtement mimant la protection des épines d’oursins vis à vis du fouling.

Que penser de toutes ces solutions?

Une étude très complète sur le sujet a été menée en 2018 par finistère 360° en mer d’Iroise: antifouling et environnement où en sommes nous?. Les différents procédés ont été testé qualitativement et quantitativement pendant 2 ans en condition réelles sur plusieurs type de bateaux de plaisance.

Un reportage du magazine bateaux.com, paru en 2018, est lui aussi très complet sur le sujet: L’antifouling ? Les solutions alternatives comparées.

Cette vidéo de la Uship Académie est elle aussi très complète pour comprendre les différentes possibilités qui s’offrent aujourd’hui aux plaisanciers pour lutter contre le fouling.

Que disent ces tests?

Toutes ces techniques ont été testées sur 2 années dans différents ports et sur différents types de carènes. Des voiliers, des vedettes, de bateaux qui sortent beaucoup et d’autres moins, etc.

Les méthodes mécaniques: le brossage

Le moyen le plus simple et le plus économique c’est la brosse Lulu ! Elle impose une séance de nettoyage 2 à 3 fois par mois, il est difficile de bien passer partout malgré sa forme incurvée et surtout elle est conçue pour être utilisée en complément d’une peinture antifouling traditionnelle. les résidus vont alors tomber au fond du port ce qui n’est pas vraiment en accord avec les objectifs environnementaux initiaux…

La société bio-océan a installé à Lorient et à Granville des station de lavage avec des brosses rotatives adaptées aux différentes carènes. Légèrement en appui sur les brosses, la coque est nettoyée après une quinzaine de minutes. Une jupe textile récupère les déchets qui, notons-le, ne sont pas polluants. En effet, la coque est exempte d’antifouling et seuls des déchets organiques sont détachés. Mais l’efficacité de la méthode implique des lavages fréquents et le coût annuel reste à minima comparable au carénage classique sans parler du problème des anodes qui imposent une manutention traditionnelle.

La bâche parefouling

La société nautic innovation propose une bâche qui enveloppe la carène du bateau. Cette technique impose une manipulation avant et après chaque sortie en mer et concentre les odeurs de décomposition du fouling. Elle n’est pas compatible avec les bateaux qui échouent à chaque marée. L’efficacité dépend de l’espace laissé entre la bâche et la coque qui doit être le plus petit possible.

Les peinture avec additifs: cuivre ou silicone

Les sociétés Coppercoat ou M300 proposent des résine époxy chargée en poudre de cuivre. Le premier problème c’est que le cuivre est justement un biocide. Les contraintes d’application sont fortes: 3 couches, temps de séchage long, hydrométrie. Il faut faire appel à un professionnel pour une pose dans les règles de l’art. L’efficacité annoncée sur 5 ans ne dispense pas d’un nettoyage régulier pour que le cuivre reste actif. Les résultats des tests sont mitigés.

La société Hempel propose par exemple un produit permettant un nettoyage facile à l’éponge puisque contenant du silicone. Le silicone reste un revêtement persistant, non biodégradable à court terme. La coque nécessite d’être poncée jusqu’au gelcoat lors de la 1ère application et plusieurs couches de peintures sont nécessaires (primaire + peinture au silicone). La peinture au silicone doit être intégralement retirée pour revenir à un antifouling classique. Cela semble fonctionner, surtout sur les bateaux rapides qui naviguent beaucoup, mais là encore un nettoyage intersaison est indispensable.

Les générateurs d’ultrasons

La solution électroclean de chez Navicom repose sur l’idée que les ultrasons permettant de désinfecter du matériel médical par exemple, vont empêcher les colonies bactériennes de se développer sur la coque et donc bloquer la venue d’organismes plus gros. A la lumière des tests, cela fonctionne correctement sur des coques en alu mais pas sur des coque en polyester. L’efficacité n’a pas été démontrée sur trois des quatre bateaux en tests. Les algues et parfois les espèces encroûtantes se sont progressivement développées.

Les diodes à lumière Ultra Violette

Le groupe néerlandais Akzo Nobel étudie une solution innovante qui consiste à remplacer l’antifouling traditionnel par un film intégrant des diodes émettant de la lumière dans le spectre ultraviolet. L’utilisation des lampes à UV est bien connue pour la stérilisation de matériel dans les milieux industriels et sanitaires. Cette solution n’a pas été testée dans les études précitées.

Les films autocollants

La société uniflow propose un film adhésif recouvert de silicone. Sa surface lisse permet d’éliminer le fouling lors de la navigation et limite le développement du fouling sur la carène. Les adhésifs doivent être posés par du personnel qualifié pour éviter que les joints entre les adhésifs ne soient colonisés par le fouling . Le problème du silicone non biodégradable reste entier; ce n’est pas adapté aux bateaux lents ou statiques.

Le film adhésif Finsulate ressemble à un moquette avec plusieurs tailles de « poils » qui sont sensés lutter contre l’implantation du fouling et se nettoyer lors des navigations ou par brossage. Là aussi la qualité de la pose semble déterminante pour l’efficacité et des témoignages négatifs circulent sur le net.

Les jeunes en Terminale Bac Pro Maintenance Nautique du lycée Rosa Luxemburg de Canet participent cette année à une expérimentation de ce film sur le semi-rigide qui est utilisé pour la sécurité des cours de voile en EPS ou pour les permis bateau.

Les tests menés par les élèves du lycée des métiers du nautisme

Ces tests menés entre Janvier et Juillet 2021 comportent deux volets: des plaques immergées dans le port et un test grandeur nature sur le semi-rigide du lycée. Sur le semi-rigide: la moitié avant de la carène est recouverte d’un antifouling traditionnel à matrice dure alors que la partie arrière est recouverte du film Finsulate speedgrade à poil court.

La carène doit d’abord être soigneusement nettoyée pour appliquer un primaire époxy d’accroche avant de poser le film adhésif. Le test porte aussi sur la partie pneumatique immergée afin d’observer le comportement du film sur partie souple de la carène.

retour au gel coat
préparation avant primaire époxy
le film de sera posé qu’ensuite

Le bateau est à flot au port de Canet et sera sorti quelques instants avant chaque vacance scolaire afin d’évaluer quantitativement la colonisation de la carène.

antifouling classique à l’avant
finsulate à l’arrière
la carène prête pour le test grandeur nature

Parallèlement à la préparation de la carène du semi-rigide du lycée pour le test Hempel matrice dure VS Finsulate speedgrade, les élèves préparent des plaques de test en fibre de verre et résine époxy afin de comparer les différentes solutions.

Les élèves vont immerger ces plaques test en différents endroits du port de Canet avec l’accord de la société Sillages exploitante du port de plaisance . Ces plaques seront photographiées et expertisées à intervalles réguliers afin de comparer l’implantation du fouling. A chaque fois il y a 4 plaques: une plaque vierge, une avec de l’antifouling traditionnel, une avec du finsulate à poil court et une avec du poil long.

détourage des plaques

collage du film sur une plaque test
immersion des plaques dans le port

Reste à suivre régulièrement la colonisation des plaques et de la carène au cours des mois à venir en comparant les différentes solutions.

La filière nautique maritime et fluviale produit des bateaux de plaisance depuis les années 60. Une écrasante majorité de ces embarcations sont en polyester, c’est à dire en matériaux composites à base de fibre de verre et de résine. Aujourd’hui beaucoup de ces bateaux âgés de plus de 40 ans sont en très mauvais état et ont perdu tout ou partie de leur valeur vénale. Techniquement dépassés, ayant subis les outrages du temps et souvent délaissés par leur propriétaires au fond d’un port ou sur les berges d’une voie navigable. Ces bateaux sont à déconstruire pour ne pas polluer l’environnement tout en recyclant certains de leurs composants.

BATEAU EN FIN DE VIE DANS UN PORT
Certains bateaux en fin de vie occupent inutilement des places de port et ternissent l’image de la plaisance

La Fédération des Industries Nautiques (F I N) a mis en place en 2019 la filière de déconstruction avec l’Association pour la Plaisance Eco Responsable (APER). Cet éco-organisme a pour mission de permettre aux propriétaires de bateaux de plaisance en fin de vie de prendre contact avec un centre de déconstruction agrée.

L’Eco-organisme APER

Que faire de son bateau de plaisance en fin de vie?

Le 2 mars 2019, l’APER devient l’éco-organisme officiel de la filière de déconstruction des navire de plaisance. Les coûts de déconstruction (hors transport) sont pris en charge par l’éco-organisme dont l’objectif est de traiter 15 000 à 20 000 bateaux d’ici 2025. A ce jour, la démarche est inédite et l’expérience française est prise en exemple au niveau européen (Projet Boat Digest / Groupe de travail de la DG Mare à la Commission européenne). Les étapes qui permettent la prise en charge du bateau par l’APER sont résumées sur le site. Le propriétaire, muni des papiers du bateau doit télécharger la demande de déconstruction sur le site de l’APER.

Schéma filière déconstruction des bateaux de plaisance
Le schéma de la filière: le propriétaire assume ce qui est hors périmètre APER
carte des sites de déconstruction APER
Localisation des sites de déconstruction agrées

Quel site de déconstruction choisir pour son bateau?

Les organismes agrées par l’APER pour déconstruire les bateaux de plaisance sont répartis sur le territoire mais principalement sur les façades maritimes où se trouvent une majorité des bateaux à déconstruire. En région Occitanie, il y a deux organismes agrées: Thubertenvironnement à Elne et EPUR à Montpellier. Le propriétaire du bateau à déconstruire doit assumer le transport vers le centre de déconstruction. Une fois le navire acheminé dans le centre agréé, il n’a plus rien à faire tout est pris en charge par l’APER.

Comment est financée la filière?

L’éco-organisme APER en charge de la gestion du traitement des déchets issus des bateaux de plaisance ou de sport sont financées par une écocontribution obligatoire payée par les metteurs sur le marché sur chaque vente de bateau neuf soumis à l’obligation d’immatriculation en France et par une quote-part du DAFN (droit annuel de francisation et de navigation) reversée par l’Etat à l’éco-organisme.

A ce jour la filière a des difficultés de financement et l’objectif de traiter 20000 bateaux d’ici 2025 risque de ne pas être atteint. Le barème de l’écocontribution, qui varie chaque année est téléchargeable ici.

Quels sont les déchets recyclés à partir d’un bateau de plaisance?

Les matériaux qui sont les plus faciles à recyclés sont les menuiseries, les pièces d’accastillage en inox ou les autres pièces métalliques (moteur, câbles, batteries, etc.).

Certaines pièces d’accastillage repartent dans l’économie circulaire via des sociétés comme captain chercheur près de Perpignan. Les équipements pour les bateaux de plaisance étant particulièrement onéreux, il existe une filière de l’occasion qui a de beaux jours devant elle. Cela concerne aussi bien les bateaux en fin de vie que ceux qui renouvellent leurs équipements.

Voiliers ou navire à moteur hors d’usage peuvent alimenter l’économie circulaire et donner une nouvelle vie à de nombreux équipements

Les parties en polyester sont les plus délicates à valoriser. Il existe des procédés pour séparer les renforts en fibre de verre de la résine qui formaient ensemble le matériau composite. Cependant cette opération qui repose sur des procédés chimiques est très couteuse et donc le modèle économique est fragile. On peut réutiliser des fibres après simple broyage pour faire des charges dans des bétons ou des supports de barrières de chantier mais les débouchés restent limités. La fibre de verre neuve a aujourd’hui un coût trop faible pour que les industriels utilisant ces fibres se tournent vers la filière de recyclage. Seule le fibre de carbone pourrait être concernée.

Le nautisme ne représente que 4% des matériaux composites à recycler mais la problématique de valorisation reste complexe comme le montre ce guide du recyclage des composites sur le site d’agrobiobase.

Voici une petite vidéo qui propose le processus de recyclage des matériaux composites:

Il existe aussi des structures qui se lancent dans une valorisation originale des bateaux en fin de vie: transformer le bateau hors d’usage en habitat insolite. C’est le cas de la société Bathô qui propose des habitats insolites ou des salles de réunion inédites.

hébergement insolite sangria
Un sangria de chez Jeanneau dans sa seconde vie
Salle de réunion dans un trimaran

Une fois les aménagements intérieurs revus en fonction de l’utilisation choisie tout est possible!

La motorisation des bateaux de plaisance est, comme pour l’automobile, à l’aube d’une révolution technologique majeure : les énergies fossilles vont être abandonnées au profis de l’énergie électrique. Les moteurs électriques sont plus fiables, ont un meilleur rendement, demandent moins d’entretien et surtout sont beaucoup plus respectueux de l’environnement en fonctionnement.

Le campus des métiers du nautisme a vocation d’accompagner la filière dans cette révolution par la formation et la recherche. Nous allons voir que les compétences et donc les métiers mobilisés par ce passage à l’électrique sont très variées en nature et en niveau scolaire.

Le principe général et l’architecture des modes de propulsion thermique et électrique sont comparables. C’est ce que montre ce schéma tiré du site collaboratif plaisance écologique. Cependant la charge des batteries est plus complexe que de remplir un réservoir de gasoil !

Produire à bord l’énergie électrique repose sur plusieurs solutions : le groupe électrogène électrique (on retombe dans l’énergie fossile…), les panneaux solaires, l’éolienne, l’hydrogénérateur ou la pile à hydrogène.

Remotorisation en électrique d’un voilier

Le schéma d’une installation basique sur un catamaran (2 coques donc 2 moteurs) est le suivant :

Un autre exemple de remotorisation en
électrique
Schéma motorisation électrique d'un catamaran
Schéma motorisation électrique d’un catamaran
1Générateur (diesel ou H2)
2Batteries de propulsion (AGM ou Lithium)
3Contrôleur du parc propulsion
4Boitier connexion des circuits
5Chargeur/Transformateur
6Prise de quai
7Coupe circuit
8Contrôleur moteur
9Moteur électrique
10Ecran de contrôle
11Manette de contrôle
12Moniteur de contrôle global
13Panneaux solaires
14Régulateur de charge des panneaux
15Convertisseur (alt./cont.)
16Batteries du bord (confort)

L’installation est donc assez complexe et surtout elle impose d’interconnecter des tensions de nature différentes (alternatives et continues) mais aussi de valeurs différentes (12V-48V-230V à minima). Il faut donc des compétences solides en électricité pour gérer les différentes tensions et sous-circuits mais aussi être capable de dimensionner la section des câbles en fonction des intensités à transporter sans risquer l’incendie !

Ce type d’installation intégrée dès la conception du catamaran est l’approche suivie par le chantier WINDELO qui lance la production de catamarans de plaisance avec un impacte réduit sur l’environnement: fibre de basalte, sandwich PET et motorisation électrique avec des moteurs LINCH. Le moteur électrique est beaucoup plus léger et moins encombrant qu’un diésel équivalent même si la masse globale de l’installation (moteur+batteries+groupe électrogène) est comparable à une propulsion classique (diésel+groupe). A ceci près qu’en électrique on peut mieux centrer les masses et donc obtenir un meilleur comportement marin.

Moteur électrique lynch windelo
Moteur électrique en première monte sur WINDELO 50

Compétences en électricité :

Le circuit de charge par panneaux solaires, hydrogénérateurs et éoliennes fourni un courant continu en 12 ou 24V. Le générateur fourni du courant alternatif en  monophasé ou triphasé (230 ou 400V). Le chargeur de quai fonctionne en alternatif monophasé (230V). Le parc batteries de servitude est en courant continu 12 ou 24V pour alimenter les équipements du bord et l’électronique de navigation. Par contre, le parc de propulsion stocke l’énergie en courant continu sous une tension entre 48 et 96V. Son dimensionnement ainsi que celui des câblages de l’installation est primordial. D’autre part, il faut maîtriser les différentes technologies de batteries (Gel, Lithium-ion, AGM), le poids, l’encombrement, le coût ou la durée de vie.

Les moteurs fonctionnent en alternatif à fréquence variable. D’autre part, tous les régulateurs et contrôleurs de l’installation font appel à des compétences  tout aussi pointue en électronique. La régulation des parcs batterie, la conversion alternatif-continu, le contrôle des moteurs par variation de fréquence, etc.

Compétences en électronique :

Le contrôleur du parc de propulsion gère des capteurs de température, tension, courant. Le boitier de connexion des différents circuits gère le bus de données. Le chargeur/transformateur transforme le 230 alternatif en signaux électriques adaptés aux autres appareils. Les moteurs sont quand à eux gérés électroniquement en tension/courant/fréquence. les tensions d’alimentation doivent être adaptées continuellement afin que le champ reste en avance sur la position du rotor, et ainsi créer un couple moteur. D’où l’importance de la qualité du contrôleur !

Ce qui amène aux compétences en électrotechnique que requièrent  les moteurs électriques, en général des moteurs asynchrones à courant alternatif sans connexion entre le stator et le rotor (brushless) pour optimiser la fiabilité et la maintenance.

Compétences en électrotechnique :

Pour une utilisation nautique les moteurs Les moteurs à courant continu comportant des pièces dites « d’usure » (système balais-collecteur) qui nécessitent une maintenance régulière et vont encrasser le rotor, et accessoirement tout ce qui est à proximité du moteur (platine de contrôle et d’asservissement y compris) sont à proscrire. La maîtrise des moteurs asynchrones en termes de technologie, de puissance et de maintenance est primordiale.

En région Occitanie les formations délivrant ces compétences recherchées par l’industrie nautique de demain sont nombreuses:

Les niveaux de formations Licence/Master/Doctorat sont aussi représentés avec les écoles supérieures et les universités : l’école des mines d’Alès, l’institut d’électronique des systèmes de Montpellier, les universités de Toulouse et Montpellier par exemple.

Le site de la Région Occitanie dédié à la formation: » me former en région » vous indiquera les formations disponibles en initial ou en alternance.

Logo région Occitanie

La construction de la plupart des bateaux de plaisance fait appel aux matériaux composites qui offrent toutes les possibilités en termes de forme, de résistance mécanique et de longévité en milieu marin. Un matériau composite est composé de plusieurs matières plastiques : d’un tissu en fibre tissée (verre ou carbone) et d’une résine thermodurcissable (polyester, vinylester, epoxy ou autre) qui imprègne le tissu pour le rendre rigide en polymérisant à l’aide d’un catalyseur. 

Mais ces matériaux composites sont repose exclusivement sur le pétrole et sont très difficiles à recycler en fin de vie. Aujourd’hui les composites (bateaux, avions, automobiles, etc.) sont généralement enfouis en décharge ou incinérés avec le dégagement de nombreuses substances toxiques. C’est pourquoi les industriels se tournent vers de nouveaux types de composites : fibres naturelles (lin, chanvre, jute) associées à des résines bio-sourcées issues du monde végétal.

L’objectif étant double : remplacer des ressources fossiles par des ressources renouvelables afin de limiter la contrainte qui pèse sur le pétrole et remplacer des substances toxiques, préoccupantes pour l’homme. Selon l’European Industrial Hemp Association, la part des bio-composites dans l’ensemble des composites utilisé en Europe était de 12% en 2010 ; elle est estimée à 22% en 2020.

Le Campus des Métiers du Nautisme rassemble des laboratoires de recherche qui mettent leur excellence au service des industriels de la filière nautique.

1. Les résines bio-sourcées

Le gros avantage de ce type de résine est qu’elles sont hors classe toxicologique c’est-à-dire que l’impact sur la santé des opérateurs est bien meilleur que pour les résines classiques à base de produits pétroliers. Pas d’odeur et pas de réaction allergique car sans isocyanates, sans formaldéhydes ou bisphénolA. Elles comportent des molécules bio-polymères naturelles issues du colza, du lin, du tournesol ou de la betterave à sucre.

Résine

L’entreprise canadienne Campion Marine (www.campionboats.com ) est ainsi le premier constructeur nautique à fabriquer des bateaux en série avec une résine bio-sourcée

L’école supérieure de chimie de Montpellier (ENSCM-www.enscm.fr) travail activement sur les résines bio-sourcées à applications industrielles.

École Supérieure de Chimie de Montpellier

L’utilisation de bio-composites, association d’un bio-polymère (polymère biodégradable) et de bio-fibres (fibres biodégradables), présente des avantages pour le recyclage en fin de vie des bateaux de plaisance. En effet, ils permettent la réalisation de pièces qui pourront être broyées puis incorporées dans un compost.

2. Les fibres naturelles

Sous le terme « fibres naturelles » se trouvent des fibres organiques, d’origine végétale (cellulosique) et animale (protéinique), et des fibres minérales telles que l’amiante ou le basalte. L’utilisation de fibres naturelles dans les matériaux composites permet de valoriser une ressource locale dans des pays peu industrialisés mais aussi de développer des matériaux et des technologies prenant en compte les impacts sur l’environnement. Deux types de fibres naturelles sont utilisables pour réaliser  industriellement  des composites: les fibres végétales et les fibres minérales.

  • Les fibres végétales sont des structures biologiques principalement composées de cellulose issue du lin, du chanvre ou du jute. A cause de sa grande solidité et de son intérêt économique, ce type de fibre est très recherché comme substitut de la fibre de verre. On peut fabriquer de la fibre végétale plus légère, plus solide et moins chère que la fibre de verre. Par contre l’affinité naturelle à l’eau et une moins bonne tenue dans le temps sont problématiques pour un usage nautique.
Fibres végétales

Le chantier IDB Marine ( www.idbmarine.com ), par exemple fabrique l’un de ses monocoques en fibre de lin.

  • les fibres minérales sont généralement à base d’amiante ou de basalte. les fibres d’amiante présentent de nombreux avantages (le coût, la possibilité de mélanger avec la fibre de verre), mais favorisent l’action de produit cancérigène sur l’homme.  Les fibres de basalte est issue d’une roche volcanique et présentes de nombreuses propriétés intéressantes pour le nautisme : résistance supérieure à la fibre de verre, résistance aux UV, aux produits chimiques et surtout c’est un matériau inerte, non toxique, non  cancérigène dont le coût n’est pas supérieur à la fibre de verre. 
Fibres minérales

Plusieurs chantiers utilisent la fibre de basalte : Amer Yachts ( www.ameryachts.it ) en grande plaisance ou Windelo ( www.windelo-catamaran.com ) pour les catamarans de plaisance. 

Les laboratoires de recherche du campus des métiers du nautisme accompagnent la mise en œuvre des fibres naturelles, notamment l’équipe DMS (Durabilité des éco-Matériaux et des Structures) rattachée au Laboratoire de Mécanique et Génie Civil (LMGC) de l’université de Montpellier ou encore l’école Polytech. 

lmgc
Polytech Montpellier

3. Les panneaux sandwichs avec une âme éco-responsable

Les filières nautique et aéronautique, dans une recherche de gain de poids et avec les mêmes caractéristiques mécaniques, utilisent des panneaux composites « sandwichs ». En fait on enferme entre deux couches de composite (A) classique une âme (B) dans un matériau léger et résistant à la compression : du bois (balsa), de la mousse PVC ou de l’aluminium en nid d’abeille. 

Or la mousse PVC ou l’aluminium, lors de leur fabrication, demandent beaucoup d’énergie et émettent beaucoup de CO2. Certains chantiers de plaisance comme Windelo font le choix de la mousse en PET (Polytéréphtalate d’éthylène) à la place du PVC (polychlorure de vinyle). Il est particulièrement intéressant de remplacer la mousse PVC par la mousse PET car le PET est le matériau de nos bouteilles d’eau minérale par exemple. La matière première peut être obtenue en recyclant des bouteilles d’eau minérale! On ne crée plus un matériau à partir du pétrole (PVC) mais on recycle un matériau abondant : le PET. 

Pvc-Step - CEL Components
  • Les mousses Airex ou ArmaForm sont constituées de Polytéréphtalate d’éthylène (PET) recyclé obtenu à partir de bouteilles. Cette mousse thermoplastique sera à son tour recyclable en fin de vie. La mousse PET à des cellules fermées ce qui lui confère de très bonnes propriétés mécaniques et la rend compatible avec une utilisation nautique. Elle a aussi un excellent comportement au feu ou aux agents chimiques.
Mousse Airex
LOGO campus-nautisme.jpg

Les membres de l’enseignement supérieur du campus des métiers du nautisme,dont certains font parti des membres fondateurs du campus, accompagne les industriels de la filière nautique sur tous ces enjeux de R&D éco-responsables.  

Mines Ales

C’est le cas du Centre de Recherche d’Innovation et de Transfert Technologique (CRITT) composite à Toulouse ( www.mecanique-composite.com ), membre fondateur du Nauti-Campus, accompagnent les industriels en recherche et développement sur la mise en œuvre ou le test des matériaux composites innovants qui travail notamment au côté du bureau d’étude du  chantier Catana (www.catanagroup.com ).

CRITT

Mais aussi de l’école des mines d’Alès (www.mines-ales.fr ) au côté du chantier Windelo (www.windelo-catamaran.com ).

Mines Ales