Les campus des métiers et des qualifications du nautisme innovent: pour la première fois, les enseignants de maintenance nautique de la France entière ont pu se retrouver pour une semaine de formation aux Sables d’Olonne. 35 enseignants de 17 établissements de formation (lycées professionnels et CFA) ont suivi cette formation en partenariat avec les motoristes, les équipementiers et les constructeurs de plaisance.

Les professionnels ayant répondu présents pour former et mettre en situation les enseignants de génie mécanique sont: Yamaha Marine, Groupe Beneteau, Yanmar Marine Engine, Gwen Marine Volvo Penta, Torqeedo, Victron Energy et Raymarine. La Fédération des Industries Nautiques, Les Sables d’Olonne Agglomération, Les Sables d’Olonne Vendée Course au Large, Les Salines en bateau, le BENETEAU Boat Club, Les Sables d’Olonne et Norbert Sedlacek Ant-Arctic-Lab ont aussi été partenaires de cette action.


Les 35 enseignants sont venus du Nauti-Campus Occitanie, du Campus des Métiers et des Qualifications du Nautisme des Pays de la Loire mais aussi d’autres centres de formation en maintenance nautique (Bac Pro, Titre Pro ou CAP).

Des équipes pédagogiques non affiliées à l’un des deux campus sont venus de:

Toutes ces équipes ont pu échanger sur leurs pratiques et leurs sources documentaires.

  • Normandie (Granville),
  • Bretagne ( Concarneau, Paimpol et Etel),
  • Conflans Ste Honorine,
  • La Rochelle,
  • Antibes
  • Marseille.

Du Lycée professionnel Eric Tabarly, Lycée Rompsay, Lycée Julliot de La Morandière, Lycée Industriel Jules Raimu, Lycée Jacques Dolle, Lycée Simone Weil, Lycee des Metiers Emile James, Lycée Paul gueguin, CFA Municipal de Sète, Lycée Rosa Luxembourg Canet en Roussillon, lycée l’Estaque, lycée de Port de Bouc

Les professionnels ont présenté les nouveautés et les enseignants ont pu s’exercer sur des ateliers pratiques: branchements, diagnostics, logiciels. Le programme portait sur l’électronique, la motorisation électrique, la gestion de l’énergie à bord, les motorisations thermiques inbord et hors bord.

Quel ont été le programme et les objectifs de cette formation?

Chaque journée, les enseignants étaient en deux groupes et chaque professionnel présentait les innovations et les documents pouvant servir de supports pédagogiques avant de passer à une partie de mise en pratique. Diagnostic, montages, paramétrage, etc.

Des intervenants de grande qualité qui forment habituellement les revendeurs et concessionnaires en interne et qui pour la première fois avaient l’occasion d’échanger avec des enseignants.

L’innovation de cette université d’été c’est donc de proposer aux enseignants de la discipline d’être formés comme les professionnels et par des professionnels experts.

Le déroulé en détail

Gestion de l’énergie et motorisation électrique

Le premier jour a été animé par Torqeedo et Victron Energy. Gestion de l’énergie électrique, technologie des batteries, schémas de montage, documentations techniques, branchement en réseau, connectivité bluetooth,…

Motorisation hors-bord et électronique du bord

La seconde journée les moteurs hors-bord Yamaha ont été abordés par Samuel Garcette, formateur de la marque. Les familles de moteurs, le réseau, la technologie anti-pollution et pour finir un atelier de recherche de pannes sur différentes motorisations à l’aide des outils numériques de diagnostic.

L’autre groupe, pendant ce temps était avec les spécialistes de la hotline de Raymarine: Justine Abella et David Lainé. Réseaux de communication, caméras thermiques, multiplexage, etc.

Motorisation in-bord et bateaux connectés

Le troisième jour est venu le tour du motoriste in-bord Yanmar. Présentation du réseau, des nouveautés, schématisation, diagnostic,… Pendant que le second groupe était à Commequiers au centre de formation interne du chantier Bénéteau où a été abordé la connectivité ship control usr la maquette de formation du centre.

A la suite de quoi deux sites industriels ont été visités: les petites pièces (capots, safrans, coffres) et la construction des voiliers Oceanis 64 et Motor Yacht trawler 41. Nous avons évoqué les techniques de mise en œuvre des composites, le montage des équipements et des meubles.

Innovations inbord et transmission

Le quatrième jour, c’est le Volvo Penta Center Gwen Marine des Sables d’Olonne qui est venu présenter en personne les dernières motorisations et la fameuse embase IPS qui révolutionne la transmission sur les bateaux de plaisance. Documentations techniques, organisation du réseau Volvo, diagnostic, démontage, etc. Mais aussi le rôle de l’accompagnement en entreprise des élèves en PFMP, d’assurer une liaison école-entreprise de qualité.

L’autre groupe était sur le port de plaisance des sables, accompagnés par les formateurs du groupe Bénéteau, afin de se pencher sur la climatisation, le froid et la domotique sur les bateaux modernes de la gamme.

L’occasion de revenir sur les différents montages et le paramétrage des équipements avant la remise du bateau au client.

De l’avis de tous les participant, ce fut une semaine riche, fédératrice et de nature inédite! Un immense merci aux professionnels et au campus des métiers du nautisme Pays de Loire. L’université d’été sera reconduite l’an prochain en Occitanie à Canet en Roussillon et nous ne manquerons pas d’aborder les nouvelles motorisations propres et d’approfondir la connaissance des enseignants sur les composites éco-responsables! Le programme reste à définir mais les champs à explorer sont nombreux.

Le Brevet d’Initiation à la Mer (BIMer) est un diplôme qui valide un niveau d’initiation aux activités professionnelles et à la culture scientifique et technique dans le domaine de la mer. Ce brevet a été mis en place par le Campus des Métiers et des Qualifications des Industries de la Mer de Bretagne. Chaque session est organisée sur l’année scolaire. Le BIMer est ouvert aux scolaires (collège ou lycée) sur la base du volontariat.

Les formateurs abordent 5 domaines sur une durée d’environ 40 heures à laquelle peut s’ajouter un temps consacré à des expérimentations ou du temps d’observation en milieu professionnel. L’examen du BIMer est constitué d’une épreuve obligatoire écrite d’une durée de deux heures.
Cette épreuve comprend obligatoirement une partie qui porte sur les connaissances en anglais des termes scientifiques et techniques.

Quels sont les thématiques du BIMer?

L’épreuve, qui se déroulera fin Mai 2022, se présente sous forme du QCM. Les 60 questions sont réparties sur 5 domaines abordés au cours de l’année :

Je suis collégien ou lycéen, où suivre la formation pour le BIMer?

A partir de la rentrée de Septembre 2021, les jeunes souhaitant préparer ce Brevet d’Initiation à la Mer (BIMer) pourront suivre les 40h de formation sur deux sites en Occitanie. Le lycée Maritime Paul Bousquet de Sète et le lycée des Métiers du Nautisme Rosa Luxemburg de Canet.

Les métiers liés au domaine maritime se répartissent sur deux grandes familles: les métiers du nautisme , c’est à dire de la plaisance et les métiers du maritime: marine marchande, pêche, etc.

Les métiers de la plaisance sont largement illustrés avec les nombreuses courtes vidéos du site du Nauti campus.

Les métiers du maritime sont décrits par ces vidéos réalisées par Pôle Emploi:

Je suis adulte expert, comment rejoindre l’équipe des formateurs au BIMer?

Le BIMer s’appuie sur des formateurs experts et passionnés du monde maritime. Pour préparer les jeunes à ce brevet, les formateurs doivent être accrédités: ils doivent être titulaire du Certificat d’Aptitude à l’Enseignement d’Initiation à la Mer (CAEIMer). Le programme de ce certificat est identique à celui du BIMer, il se divise donc en cinq parties : « Description, construction », « Flottabilité, stabilité, sécurité du flotteur (détection incendie et voie d’eau) », « Mer et météo », « Navigation, réglementation, sécurité », « Les espaces maritimes, le milieu marin et leurs enjeux associés ».
L’épreuve écrite d’admissibilité est la même que celle présentée par les élèves : pour obtenir le CAEIMer, il faut obtenir le niveau avancé à cette épreuve. Les enseignants titulaires de l’Éducation nationale sont dispensés de l’épreuve orale d’admission.

L’académie de Montpellier ouvre à la rentrée 2021 une formation DAFPEN au CAEIMer, Certificat d’Aptitude à l’Enseignement d’Initiation à la Mer. Pour y participer, il faut vous inscrire au plan académique de formation et contacter Monsieur Jean Jacques CALLIET, chargé de mission auprès du CAST qui pilote cette formation.

Quelques précisions sur cette certification :

·       La durée : ce dispositif est sur une base de 8 journées étalées du mois d’octobre au mois de mai, dont la majorité en présentiel.

·       Les lieux : toutes les sessions se passent sur des sites extérieurs en connexion directe avec les spécificités des domaines de la mer (clubs nautiques, installation portuaires, entreprises de maintenance ou de construction, écoles supérieures de formation, lycée maritime de Sète et lycée du nautisme de Canet en Roussillon, nauticampus) ; le but étant de mettre le plus souvent les stagiaires au contact du concret et des professionnels.

·       Le type d’enseignement : on privilégie la transposition didactique par l’exemple et l’induction en minorant autant que faire se peut le formalisme théorique, notamment mathématique, de façon à ce que les professeurs de toutes les disciplines puissent aborder les concepts sans obstacles rédhibitoires.

·       Les modalités de l’examen de fin d’année : écrit de durée 3h sous forme de QCM sur les cinq domaines de connaissance du programme.

Pour davantage de renseignements : https://www.ac-montpellier.fr/pid40076/le-certificat-aptitude-enseignement-caeimer.html

Le programme de formation : https://cache.media.education.gouv.fr/file/BIMER/61/3/12823-arrete-caeim-21-sptembre-2020_1404613.pdf

L’examen et ses modalités : https://www.ac-montpellier.fr/pid40364/l-examen-et-les-conditions-de-delivrance-du-caemer.html

La plaisance: un secteur économique moteur en Occitanie

Avec une trentaine de ports de plaisance maritimes et une quinzaine de ports de plaisance fluviaux, les infrastructures portuaires sont nombreuses en Occitanie. Comme le rappelait Briag Merlet sur boatindustry.fr en février dernier, sur le littoral Occitan c’est près de 28 000 places, ce qui représente 1/5 des places disponibles en France. La filière nautique propose ses services aux habitants de la région mais aussi à une clientèle de touristes nationaux et internationaux. Avec près de 1 400 entreprises et établissements et plus de 600 M€ de chiffre d’affaires, la filière nautique est un secteur essentiel de l’économie du littoral en Occitanie.

La Région Occitanie soutient la filière nautique

La région Occitanie a voté en Juillet 2020 un plan de relance régional “nautisme et plaisance” de 500 000€. ce plan à pour objectif d’accompagner les ports de plaisance dans la transition écologique et énergétique, la promotion du savoir faire et des métiers du nautisme, la formation ou encore la numérisation des ports et des embarcations.

L’Etat et la Région Occitanie poursuivent leur collaboration initiée dans le Le Plan Littoral 21, signé en mars 2017, pour soutenir l’économie bleue. A cette occasion, les institutions ont rendu public les détails de la troisième édition de l’appel à projets Avenir littoral, visant à soutenir le développement de solutions originales par et pour les acteurs du littoral. Elle s’inscrit dans la logique du plan de relance Nautisme voté par la Région Occitanie. L’opération est dotée d’un budget de 2 M€, s’appuie sur le volet technique sur le Pôle Mer Méditerranée.

Les constructeurs continuent à concevoir et mettre à l’eau de nouveaux modèles

Le chantier Windelo vient de mettre à l’eau le premier WINDELO 50 Adventure.

fibre de basalte, mousse PET et motorisation électrique.

Le chantier Outremer a mis cet hiver à l’eau son premier OUTREMER 55.

Rapide, léger et confortable.

Au printemps 2021, comment va le nautisme en Occitanie?

Les chantiers continuent de recruter activement sur les métiers des composites, de la menuiserie ou de la pose d’équipement. Les titulaires d’une certification en maintenance nautique sont eux aussi courtisés par les entreprises maritimes et fluviales qui assurent la maintenance des bateaux de plaisance. Les bateaux continuent de se vendre et leurs propriétaires continuent à faire appelle aux entreprises spécialisées pour les entretenir!

Le secteur continue à se développer et à recruter

Il y a deux ans, la tendance était déjà là!

Xavier Desmarest interviewé par Hérault Tribune souligne le dynamisme des chantiers qu’il dirige. Outremer Yachting, constructeur de catamarans à La Grande-Motte, a racheté et relocalisé en Occitanie en 2016, l’Américain Gunboat. “Ces deux marques du groupe Grand Large Yachting affichent en 2020 une croissance « de 10 %, et nous tablons sur 20 % cette année “, précise Xavier Desmarest, fondateur et dirigeant. Alors qu’environ 250 salariés (dont 80 intérimaires) s’activent sur le site de La Grande Motte, environ 40 recrutements sont prévus cette année, pour faire face à une progression de l’ordre de 20% par an depuis 5 ans. Les profiles recherchés : techniciens composite (découpe de tissus, mise en place de panneaux de mousse, mélange de résine avec un catalyseur…), menuisiers, électriciens, plombiers, accastilleurs…

Le dernier venu en Occitanie: le chantier Windelo n’est pas en reste puisqu’il a déjà enregistré 3 commandes fermes en une année d’existence! Le pari d’Olivier Kauffmann de recruté 150 personnes sur 3 ans est en passe d’être gagné puisqu’à ce jour près d’un tiers de ces effectifs ont déjà rejoint les marins Windelo.

Là aussi on recrute des techniciens composite, des menuisiers mais aussi des cadres sur les fonctions techniques et sur les fonctions supports.

Surfant sur la même vague, les chantiers Catana et Bali catamaran continuent d’observer une croissance de leur chiffre d’affaire au cours de l’année 2020 malgré les aléas de la crise sanitaire. Olivier Poncin, qui dirige ce chantier annonce +11% sur 2020.

Sur l’année 2021, l’entreprise Catana anticipe une progression de l’ordre de 15%.

les entreprises qui vendent et qui entretiennent les bateaux de plaisance semblent elles aussi bien résister à la crise sanitaire à l’image de cet interview diffusée en février dernier.

Eric Tordjman, le dirigeant d’Alliance Nautique 66 y dresse un bilan encourageant des derniers mois écoulés.

Comment expliquer un tel succès de la filière nautique en Occitanie? Il semble que le marché du luxe échappe aux impacts économiques de la crise sanitaire. d’autre part, comme le dit Xavier Desmarest (dirigeant d’Outremer Yachting): ” le bateau est un espace de liberté qui est mis en valeur par les confinements “.

Les investissements se poursuivent

Le chantier Catana/Bali  a décidé d’investir près de 1.3 million d’euros sur son site de Rivesaltes dédié à la menuiserie. Cet investissement servira à l’agrandissement du site et à l’acquisition de nouveaux équipements. Cette menuiserie centrale approvisionne les 3 sites de production de Catana Group, à savoir Canet en Roussillon (66), Marans (17) et Haco (Tunisie).

Une interview audio d’Olivier Poncin réalisée par Nicolas Venance en explique les détails. Ce plan d’investissement permettra l’embauche de 16 salariés supplémentaires, par rapport aux 60 actuels.

Les demandeurs d’emploi sont incités à se tourner vers le nautisme

Le webinaire organisé par le Pôle Emploi des Pyrénées Orientales sur l’emploi dans le nautisme a rassemblé près de 450 spectateurs le 31 mars dernier. C’est dire la prise de conscience qui est en cours sur les opportunités offertes par la filière nautique. Filière qui propose des emplois durable et de proximité avec 70% de CDI, comme le rappelait Philippe Soursou, le directeur territorial du Pôle Emploi66.

Les chiffres présentés par Philippe Soursou:

  • 70% de CDI dans le nautisme
  • +60% de nombre d’offres d’emploi enregistrées par rapport à 2018
  • seuls le nautisme et le bâtiment continuent de progresser aujourd’hui dans les PO
  • Un centaine d’entreprises du secteur nautique recrutent du CAP à l’ingénieur
  • Des métiers techniques axés sur les composites, la menuiserie, la mécanique, l’électricité, la voilerie, le dessin et la conception.
  • Des métiers de cadre et des métiers supports pour la qualité, la sécurité, le tertiaire ou la vente

Le nauti Campus continue de recevoir régulièrement des offres d’emploi de la part des entreprises partenaires. C’est une dizaines de nouvelles offres régionales rien que pendant le mois de mars 2021. Des mécaniciens dans le fluvial chez Le Boat ou Les Canalous, mais aussi dans le maritime chez Le Grand Large ou chez Tout Pour le Bateau. De nombreuses offres saisonnières dans la location de bateaux de plaisance. Des techniciens en composites, en menuiserie et dans la pose d’équipement chez Windelo et Outremer. Des dessinateurs projeteurs et des ingénieurs là encore chez Windelo et Outremer.

Comment le nautisme innove pour contrer la crise sanitaire?

Comme l’écrivait Nicolas Venance dans Actunautique : ” Initialement prévue du 28 avril au 2 Mai l’édition 2021 du Salon International du Multicoque de La Grande Motte(International Multihull Show) n’aura finalement pas lieu, du fait du contexte sanitaire, entre restrictions de voyage internationaux, confinements partiels et début de la campagne de vaccination de masse “. La crise sanitaire continue à impacter fortement la tenue des salons nautiques où se réalisait, jusqu’en 2020, près de 70% des ventes pour les principaux constructeurs et motoristes.

Développement de services numériques ou personnalisés

A l’image de l’annulation du salon nautique de Paris qui a entrainé la création d’un évènement virtuel: le Virtual Nautic ; les professionnels de la filière nautique ont du réinventer leur relation client. Tous les constructeurs de catamarans de plaisance en Occitanie innovent pour garder le contact avec leur clientèle, souvent étrangère, puisqu’environ 75% de la flotte est exportée. Pour faire connaître les nouveaux modèles et compenser l’annulation des salons nautiques, des événements en petits comités sont créés: les journées d’essai VIP, les visites d’entreprise VIP, les visites virtuelle des bateaux, et la mise en avant des blogs d’anciens clients par exemple.

Les magasins d’équipements comme C2-Marine du réseau Accastillage Diffusion s’adaptent aux évolution de la clientèle et aux nouvelles attentes liées à l’accroissement du nombre de bateaux de grande taille richement équipés.

Les bateaux de plaisance deviennent de plus en plus confortables et comportent toujours plus d’équipements pour faciliter la pratique d’une clientèle séniore et parfois peu aguerrie.

Les ambitions écologiques des chantiers évoluent vers un nautisme durable

A l’heure où les enjeux environnementaux et sociétaux s’accentuent le nautisme durable devient un enjeux fort pour le chantiers d’Occitanie. Pour que la navigation de plaisance reste une expérience privilégiée de la planète bleue, son impact sur les écosystèmes naturels doit être réduit au maximum, et l’un des axes majeurs est la généralisation de l’éco-conception des bateaux.

Pour cela il faut optimiser la performance environnementale des bateaux à chaque stade de leur vie : conception, production, distribution, usage et fin de vie.

C’est sur la construction et les matériaux utilisés qu’il faut agir en premier en développant l’emploi de matériaux biosourcés et/ou issus d’une économie circulaire, tout en prenant en compte les problématiques de process, de structure du bateau et de sa déconstruction en fin de vie. Tous les chantiers régionaux se sont lancés dans l’aventure d’un nautisme durable:

Le chantier Windelo met en œuvre de la fibre de basalte qui n’émet pas de CO2 lors de la fabrication de la fibre et peut être refondue en fin de vie et retissée.

La mousse employée par le chantier au sein de la structure composite est au maximum à base de PET. Le plastique que l’on obtient en recyclant nos bouteilles d’eau minérale.

La motorisation des bateau fait appel à l’hybride électrique.

Le chantier Outremer a lancé le projet biobat qui vise à introduire des matériaux et des résines bio-sourcées dans la construction des catamarans. Le chantier a été lauréat du prix avenir littoral 2020 lors du dernier salon du littoral à la Grande Motte l’an dernier.

Produire des catamarans légers est aussi un atout pour réduire les émission de CO2 en jouant sur la consommation de carburant lorsqu’ils naviguent au moteur.

Le chantier Bali Catamarans se positionne lui aussi en matière d’environnement, avec un système de filtration de l’eau claire, permettant de disposer d’une eau potable au robinet. Cela ayant pour objectif de se passer des cargaisons d’eau en bouteille plastiques.

Ce Bali intègre aussi une bio-génératrice réglant le problème des eaux noires en les traitant avant de les relarguer dans le milieu naturel.

Depuis plusieurs années maintenant la production des bateaux de plaisance s’appuie sur des outils industriels modernes qui permettent de sécuriser l’activité pour les employés, d’accroitre la productivité et de s’adapter plus rapidement aux évolutions du marché ou à la demande des clients. Produire en toute sécurité plus vite et mieux pour répondre aux exigences d’un marché mondial en expansion!

Comment sont conçus et modélisés les bateaux de plaisance de demain?

Les ingénieurs du bureau d’étude élaborent un modèle numérique de chaque navire et la proximité avec la ligne de production leur permet de valider et de corriger le cas échéant les plans des aménagements. Cela permet d’optimiser l’ergonomie et l’habitabilité des nouveaux bateaux et sert pour toutes les étapes de la production. La maquette numérique est ensuite ventilée aux différents services de la ligne de production afin d’optimiser les différentes étapes de la construction: menuiserie, pose d’équipements, câblage, plomberie, électronique, etc.

Le chantier français Bénéteau, leader mondial de la plaisance est à la pointe dans ce domaine mais les autres chantiers appliquent les mêmes méthodes et recherchent les mêmes compétences chez leurs employés. Le nauti campus centralise ces offres d’emploi des grands chantiers de la filière nautique, en Occitanie ce sont les chantiers Outremer, Gunboat, Catana, Bali ou Windelo qui recherchent des dessinateurs, des architectes nautiques et des ingénieurs en matériaux, électronique ou autres.

Lorsqu’un client demande une option spécifique qui nécessite une adaptation des aménagements, c’est encore les ingénieurs du bureau d’étude qui, à partir de la maquette numérique, valide la faisabilité technique du projet. Par exemple un projet d’installation d’un compresseur de plongée et d’un rac à bouteilles d’air comprimé passe nécessairement par une étude de structure et de répartition des masses sur le modèle numérique pour être validé.

Le numérique permet donc de relever le défis du sur mesure qui caractérise l’industrie nautique.

Comment les chantiers innovent dans la relation client?

L’industrie nautique est un secteur d’excellence capable de proposer des solutions personnalisées à une clientèle toujours plus exigeante.

Des visites de l’usine de production par les clients

Pour relever ce défis, les chantiers ouvrent de plus en plus souvent leurs portes et accueillent directement les clients sur la ligne de production pendant la construction de leur propre bateau de plaisance. L’objectif étant de faire connaître le savoir faire du constructeur et d’optimiser la connaissance du bateau par le client. Cette meilleur connaissance étant un atout primordial de sécurité et de sérénité pour ces plaisanciers qui vont parfois parcourir les océans.

En terme de formation, ce nouveau type de service proposé aux clients crée un besoin de former et de recruter des cadres commerciaux et techniques polyvalents ayant une parfaite maîtrise du bateau et de la navigation de plaisance. Ce type de formation est proposé en BTS TC option Nautisme ou en licence pro nautisme et métiers de la plaisance à Cannes.

Le chantier Jeanneau reçoit par exemple des clients sur la ligne de production, directement à l’usine.

Des visites et des salons nautiques virtuels

Dans le contexte sanitaire actuel les constructeurs s’appuient sur les salon virtuels puisque la majorité des salons nautiques ont été annulés à travers toute l’Europe en 2020-2021. Cela fait aussi appel à de nouveaux outils numériques avec des stands virtuels, des visites 360° virtuelle et un contact client dématérialisé.

La fédération des Industries Nautiques (F.I.N) est en train de mettre en place un salon nautique de Paris virtuel pour le printemps 2021: le virtual nautic.

Les professionnels du nautisme pourront les 12 et 13 mars prochain mettre en avant virtuellement leurs productions

Le chantier Catana à Canet, propose des visites virtuelles disponibles en ligne pour l’ensemble de sa gamme Bali. Le commercial présente les caractéristiques du bateau comme il le fait habituellement sur un salon nautique traditionnel en présence des clients.

Le chantier Outremer ou le chantier Gunboat du groupe Grand Large Yachting, à La Grande Motte adoptent le même type de support de communication. Chaque modèle est présenté en détail et l’on évoque les options et personnalisations disponibles pour les clients. Des images de qualité sous tous les angles complétées par des vidéos de visites virtuelles animées par un commercial.

Quels sont les nouveaux outils numériques de contrôle qualité?

L’industrie nautique est en pleine expansion et chaque constructeur voit sa production augmenter avec son carnet de commande. Cependant, la clientèle fait preuve d’un très haut niveau d’exigence en terme de qualité sur ces produits de luxe et de haute technologie que sont les bateaux de plaisance d’aujourd’hui.

Avant la livraison au client il y a aussi une phase de test de l’ensemble des équipements et des éléments du bateau accompagnée d’un contrôle des finitions notamment.

Les indicateurs de qualité portent sur des éléments qualitatifs : brillance des œuvres mortes, sensation d’espace ou accessibilité par exemple. Mais ce sont aussi des éléments quantitatifs: jeux entre les pièces, masse des éléments, capacité du parc batterie, etc.

De plus en plus ces contrôles qualité font appel à des outils et des procédures numériques afin de gagner du temps et de faciliter la communication interne, le stockage ou l’exploitation de ces données.

Là encore c’est donc de nouveaux métiers et de nouvelles compétences qui font leur entrée dans l’industrie nautique. Le nautisme avait jusqu’à présent surtout recruté des ouvriers et des employés, c’est à dire à des niveaux de qualification inférieurs ou égaux au bac mais l’évolution est en marche. La filière et son industrialisation ont des besoins grandissant sur des niveaux de qualification de plus en plus élevés: responsables qualité, approvisionneurs, chef de projet, etc.

Optimiser la productivité d’un procédé industriel passe par les outils numériques en nautisme comme dans d’autres filières industrielles.

Quels sont les nouveaux outils numériques de maintenance?

La construction d’un bateau de plaisance implique l’assemblage de plusieurs milliers de pièces en respectant des procédures très précises et très rigoureuses. la maîtrise des coûts et des temps dans le processus de production nécessite le recours à des nouveaux outils numériques pour structurer la charge de travail des équipes et leur approvisionnement en pièces.

L’augmentation de la taille des usines de production de l’industrie nautique va de paire avec le recrutement de cadres et le déploiements d’outils permettant une analyse partagée de la production en temps réel.

Ce type d’outil permet de replanifier des interventions impossibles à mettre en œuvre tout de suite ou de coordonner les équipes de menuisiers, de plombiers ou d’électriciens.

le campus des métiers du nautisme Occitanie a ouvert une formation inédite au lycée des métiers du nautisme de Canet en Roussillon. A la suite d’une enquête menée en Juin dernier auprès des professionnels régionaux du secteur de la voilerie et de la sellerie, le campus a identifié un certain nombre de compétences recherchées qui ne figurent pas dans les référentiels des diplômes existants: CAP sellerie générale, Bac Pro sellerie garnissage notamment. Pour faciliter l’insertion professionnelle des jeunes diplômés et pour accompagner le développement économique en favorisant le recrutement, Une formation complémentaire en voilerie et sellerie nautique a été crée.

Quel est le contexte économique?

La mise œuvre des matériaux souples en nautisme recouvre deux activités distinctes : la sellerie nautique et la voilerie. la région Occitanie accueil une trentaine d’entreprises de ce type. La sellerie nautique c’est la fabrication sur mesure de protections solaires (taud, bimini, capote, lazy bag) et la sellerie garnissage (assises, bains de soleil). La voilerie c’est la fabrication et l’entretien des voiles et de leurs composants. 40% des entreprises du secteur déclarent chercher à recruter. Ces petites structure ont peu de temps à consacrer à la formation interne et 36% d’entre elles connaissent un turn over important des employés qui partent souvent créer leur propre structure.

Actuellement l’offre de formation initiale se limite à la sellerie avec le CAP Sellerie Générale et le Bac Pro Métiers du Cuir Option Sellerie Garnissage. La formation continue propose le CQP ouvrier voilier porté par la Fédération des Industries Nautiques (FIN), donc à ce jour les jeunes et la formation initiale était en marge de ce type de formation. En Occitanie il y a une trentaine d’entreprises qui pratiquent la double activité de sellerie nautique et de voilerie.

Elles font toutes part de difficultés à recruter un personnel qualifié et se déclarent entravées dans leur développement.

Quelle est l’activité de ses professionnels exactement?

Une majorité des entreprises du secteur pratiquent la double activité sellerie et voilerie: 72%. Cette polyvalence permet de gommer les effets de saisonnalité et d’étendre l’activité parfois au-delà du stricte secteur nautique. La voilerie connaît une forte activité au printemps puis un rebond en Septembre mais la sellerie nautique permet de remplir les carnets de commande de manière plus uniforme même si l’hiver reste une période de moindre activité. Seules 16% des entreprises rencontrées comportent plus de 5 employés: Delta Voiles, Vega Voiles, Clipper Voiles, La Voilerie BLR, Epure, pour ne citer que les principaux. C’est donc un tissu économique de Très Petites Entreprises au savoir faire artisanal. L’expertise de ces petites structures est grande et le travail relève quasi en permanence du sur mesure pour s’adapter à chaque bateau et à chaque programme de navigation.

Le montage et la réparation des voiles

En voilerie l’activité est largement axée sur la réparation et l’entretien des voiles. La conception et la fabrication restant l’apanage de quelques-uns ayant le savoir faire et la surface de travail appropriée.  D’autre part, la fabrication des voiles concerne à 75% les voiles de croisière puisque l’activité de régate est peu dynamique sur notre littoral. La voilerie exige un plancher de grande surface (jusqu’à 1400 m² chez Vega Voiles) pour des voiles dont la taille augmente avec celle des bateaux de plaisance. C’est une difficulté pour ces entreprises confrontées au prix du m² sur le littoral. D’autre part le poids de ces voiles pose des problèmes de manutention qui imposent une réflexion globale sur l’ergonomie des postes de travail.

L’activité gréement, qui concerne 44% de ces voileries, implique des compétences complémentaires de matelotage, sertissage et une solide expérience pratique de la voile. Cependant des entreprises emblématique du secteur recrutent: 1 chez atelier gréement à Canet et 2 chez Agréement à Port Camargue.

Dans notre région, les voileries qui se positionnent sur la glisse (Wind surf et Kite surf) représentent actuellement 12% du secteur. Elles sont portées par des passionnés pratiquants l’activité mais soumis à une forte saisonnalité et dépendants de la météo. Cela pèse fortement sur les recrutements dans ce secteur.

La sellerie nautique

En sellerie nautique la fabrication des tauds, biminis, capotes ou lazy bags fait appel à des techniques spécifiques peut enseignées en sellerie générale. Les matériaux (textiles extérieurs et films PVC transparents) sont mis en œuvre de façon personnalisée en fonction du programme de navigation et du budget. La prise de côte précise et rapide est essentielle si l’on veut limiter les allers-retours entre l’atelier et le bateau. Certains services innovants comme la broderie personnalisée qui pourraient être proposés à des plaisanciers de plus en plus « haut de gamme », ne sont pas encore disponibles faute de main d’œuvre qualifiée. Cependant 24% de ces entrepreneurs souhaiteraient pouvoir proposer ce service à leurs clients.  De la même manière, faute de capacité à se développer, ces entreprises locales ne vont pas chercher le marché des flottes de navigation fluviale au profit de grands groupes internationaux.

Quels sont les compétences attendues par les entreprises?

La première attente formulée, comme dans d’autres activités liées au nautisme, portent sur le savoir être et l’engagement avec une clientèle exigeante et des périodes de forte activité notamment en avant saison. La seconde attente porte sur une expérience ou une pratique nautique. Les contenus de formation attendus ne sont pas toujours les mêmes en sellerie et en voilerie :

En sellerie nautique :

En voilerie :

Comment est organisée ce module de formation complémentaire?

la durée de formation est de 12 semaines dont 4 en entreprise, soit 220h de cours en centre de formation et 140h en entreprise. Les jeunes en formation sont accompagnés pour solliciter en priorité les entreprises qui sont en phase de recrutement: BLR Voilerie à Leucate ou Ettore Voilerie à Port Camargue par exemple. Cette formation s’adresse aux jeunes titulaires d’un Bac Pro Sellerie ou éventuellement d’un CAP Sellerie. Les huit semaines de formation en centre sont bâties autour de deux axes : la sellerie nautique et la voilerie.

1ère Axe : La Sellerie Nautique (5 semaines) :

Les matériaux spécifiques, les techniques et l’accastillage associées/La prise de gabarit/ la conception, la fabrication et la maintenance des tauds, biminis, capotes, cagnards et lasy bag.

2ème Axe  : La Voilerie (3 semaines):

Les matériaux spécifiques et la culture nautique associées (vocabulaire et technique)/Maintenance et petites réparations sur les voiles (bande UV, bordages, renforts, pose d’accastillage)/L’assemblage des laizes et des renforts en accord avec la gamme de montage/ Le piquage spécifique « zig-zag » devant être mis en pratique avec les voileries partenaires à l’occasion des périodes en entreprise.

Quelle suite à donner à cette première?

Le format actuel sur 3 mois de formation est court par rapport à l’étendue des compétences attendues par les entreprises. Le recrutement a été compliqué par le faible délai entre l’enquête et l’ouverture. Pour toutes ces raisons, le campus porte un projet plus ambitieux d’une FCIL sur une année scolaire avec plusieurs périodes en entreprise.

Les conclusions de l’enquête auprès des professionnels en Occitanie recoupant les besoins identifiés sur la côte atlantique par le campus du nautisme des Pays de Loire ainsi que ceux identifiés par l’équipe du lycée Roz Glas de Quimperlé, nous devons ensemble apporter une réponse en terme de formation à ce secteur économique en tension.

L’industrie nautique maritime et fluviale recrute en Occitanie.Dans le contexte sanitaire actuel la filière nautique fait preuve de résilience: elle continue à recruter des hommes et des femmes pour construire, équiper et entretenir les bateaux de plaisance. En Occitanie c’est près de 11000 emplois directes( chiffre AGEFOS PME-CCI) dans le nautisme maritime et fluvial: construction, vente et négoce, maintenance, personnels des ports de plaisance, pour ne citer que les principaux. Ces offres d’emploi sont des opportunités de reconversion pour les demandeurs d’emploi mais aussi des débouchés locaux à des formations porteuses d’emploi pour les scolaires.

Qui recrute en Occitanie?

Le campus du nautisme reçoit régulièrement les offres d’emploi des entreprises partenaires que ce soit en plaisance maritime ou fluviale. les entreprises de construction recherchent des profils et des niveaux de compétence très variés. Aujourd’hui une part majoritaire des emplois de la filière concerne les niveaux employé et ouvrier mais les besoins évoluent avec la montée en technicité des bateaux de plaisance. L’industrie nautique recherche de plus en plus de personnels sur les cadres: commerciaux, concepteurs, responsable de communication, responsable d’atelier par exemple. La vente à l’exportation (76% de la production en France en 2019) requière des compétences en langue étrangère pour les commerciaux mais aussi pour les équipes qui assurent la prise en main ou le SAV.

Les grand chantiers

Les chantiers comme Windelo catamarans, Outremer Yachting ou Catana-Bali recrutent du niveau le plus élevé pour la conception et les bureaux d’étude aux qualifications de base pour la construction en composites, électricité ou menuiserie.

Les grands chantiers de construction de catamarans de croisière que nous avons en Occitanie de Canet en Roussillon à La Grande Motte recherchent actuellement et les offres sont consultables en temps réel sur les lien suivants:

vous pouvez aussi postuler directement dans le groupe CATANA pour des postes liés aux composites ou à la menuiserie.

Voici une courte vidéo qui permet de faire un tour d’horizon des métiers impliqués dans la construction d’un bateau de plaisance comme on en produit plusieurs dizaines par an dans les chantier précités. Ces chantiers recrutent des stratifieurs, des électriciens, des menuisiers, des mécaniciens, des commerciaux, des techniciens supérieurs, des ingénieurs, des architectes,…

En dehors de la région Occitanie, d’autres acteurs de la construction de plaisance recrutent: les chantiers Bénéteau, Jeanneau ou Amel sur la côte atlantique.

Les entreprises de voilerie et sellerie nautique

Mais les constructeurs ne sont pas les seuls à recruter, il y a aussi tout un réseau de petites entreprises qui assurent l’entretient, la pose d’équipements ou le gréement. L’activité est variée, elle demande de l’application, de savoir utiliser les différentes machines à coudre, de prendre des mesures sur les bateaux et si possible, de posséder une expérience de plaisancier.

Les entreprises de maintenance nautique et du négoce

Dans notre région la “mécanique bateau” est un secteur où les besoins de recrutement croissent car les bateaux de plaisance sont de plus en plus grands et de plus en plus équipés. La maintenance de ces bateaux fait appel à des compétences en mécanique, électricité, électronique, hydraulique, froid et clim, etc. C’est donc des profils très variés et polyvalents qui sont recherchés. de belles opportunités de reconversion vers la filière nautique. A ceci s’ajoute un pyramide des âges qui fait que 20% des employés expérimentés vont partir en retraite dans les 5 ans à venir.

Le nautisme fluvial

La région Occitanie possède environ 240 km de façade maritime mais aussi autant de voies navigables (canal du midi, du Rhône à Sète, de la Robine, etc). Les entreprises nautiques implantées sur ces canaux pratiquent essentiellement de la location de coches de plaisance avec un forte majorité de clientèle étrangère aisée. Ces entreprises sont des groupes nationaux et internationaux qui louent des bateaux à travers toute l’Europe, les opportunités de carrière ne sont donc pas à négliger. Les offres d’emploi concernent surtout la maintenance (mécanique, électricité, composites, plomberie) ou la partie commerciale et relation client.

Au delà des périodes de confinement où la navigation de plaisance est interdite, la crise sanitaire a provoqué l’annulation des salons nautiques. Néanmoins le bateau reste un fantastique outil de liberté qui garanti dans une certaine mesure la distanciation physique. Durant l’été 2020 les plaisanciers sont sortis en mer pour profiter de la nature et de la liberté retrouvés.

Que c’est il passé pendant le confinement?

Les entreprises n’ont pu vendre ou louer des bateaux bien entendu mais la maintenance et la construction des navires de plaisance se sont poursuivis. Les clients ont fait entretenir leur bateau en prévision des jours meilleurs et les entreprise ont pu se concentrer sur cette activité dès que le transport des pièces de rechange a repris. Certaines mesures d’aide économique ont permis d’attendre le déconfinement en aidant à supporter les charges. La location fluviale, coupée de sa clientèle historique étrangère, a beaucoup souffert par manque de réservations. Les constructeurs ont repris la production rapidement et les secteurs de la maintenance, de la voilerie et autre ont repris.

Et ensuite, entre le printemps et l’automne?

La reprise a été très forte du fait de cette envie très forte d’aller en mer pour les plaisanciers. Certaines ventes qui n’avaient pu se faire pendant le confinement, notamment pour les petites embarcations, se sont reportées au printemps.

Pour les plus grosses unités, l’annulation des salons où près des 2/3 des ventes annuelles sont réalisées a eu de lourdes conséquences. Les constructeurs ont du réinventer leur relation client. Des mini-salons VIP, des visites virtuelles et certainement au printemps prochain un salon nautique de paris virtuel: le virtual nautic organisé par la fédération des industries nautiques.

la saison estivale a été plutôt bonne dans les ports de plaisance qui ont bénéficiés de ces mouvements de bateaux de plaisance. pour les mêmes raisons, les vendeurs d’équipement ont reportés la plus grosse partie de leurs ventes du printemps sur l’été. Les entreprises positionnées sur la sellerie nautique ou la voilerie ont elles aussi travaillé cet été. Globalement, les professionnels de la filière nautique ont plutôt bien passé la crise sanitaire et ont su s’adapter. Pour le moment en tout cas, car des inquiétudes persistent sur le moyen et le long terme.

Quel est le bilan de cette année chaotique?

le nautisme fluvial a réussi à capter une nouvelle clientèle hexagonale amoureuse de calme et de liberté. la société Le Boat interrogée par le figaronautisme, indiquait au printemps un afflux de nouveaux clients qui se sont rendu compte que ce type de navigation est accessible à tous puisque sans permis. Des mesures particulières sont prises lors de la prise en main du bateau notamment mais ces nouveaux clients découvrent un mode de vacance proche et malgré tout dépaysant!

Interviewé par Nicolas Venance d’Actunautique.com, Olivier Poncin de Catana Group tire le bilan de 2020.

Toujours sur le site actunautique.com, Eric Tordjmann d’Alliance Nautique 66 tire le bilan pour la concession Jeanneau de Canet en Roussillon.

Une année qui va rester dans les annales! Une saison surprenante avec des ventes qui sont revenues quasi à la normale au mois de Mai après le déconfinement. La surprise vient de nouveaux clients qui sont venus au nautisme et à la plaisance. La frustration engendrée par la crise sanitaire a provoqué l’arrivée d’une nouvelle clientèle plus jeune ce qui est encourageant pour l’avenir de la filière. Le nautisme comme porte de sortie et l’occasion de profiter de la grande nature en famille.

Alors qu’il était jusqu’à présent impensable de passer une année sans salon nautique, il a fallut se réinventé et créer l’évènement. Dans les années qui viennent la relation client dans le nautisme va profondément se transformer: salons et visites virtuelles, essais VIP, etc.

Catamaran Outremer en construction

La construction des navires de plaisance a longtemps reposé sur des compétences de base correspondant à un niveau Bac ou moins. Aujourd’hui les technologies mises en œuvre, les impératifs de productivité, l’industrialisation en général sont en train de bousculer les choses. Les groupes français, qui sont les principaux constructeurs de plaisance au monde, ont tous engagé une rationalisation de la production. Les méthodes basées sur la qualité et son contrôle, venant d’autres secteurs industriels comme l’automobile par exemple, se généralisent dans la filière nautique. C’est le cas par exemple chez Bénéteau, Jeanneau, Foutaine-Pajot, Grand Large Yachting ou Catana Group. Voici une vidéo qui reprend les différentes étapes de la conception à la mise à l’eau d’un bateau de plaisance: le Bordeau 60 de CNB (groupe Bénéteau).

CNB Bordeaux 60

Quels sont les métiers qui assurent la conception des bateaux de plaisance?

Les bureaux d’étude des constructeurs de plaisance recrutent des dessinateurs et des ingénieurs. Le BE est chargé de dessiner les pièces, valider les matériaux, l’ergonomie ou le process d’industrialisation. Cela réclame de la rigueur et d’aimer le travail en équipe.

Concepteur Bureau d’Etude

Quels sont les métiers qui structurent et optimisent la production?

l’industrialisation de la production implique une montée en compétence en composite, en logistique, en électricité ou en menuiserie. les bateaux ont des équipements de plus en plus riches et donc les savoirs faires impliqués dans leur réalisation sont de plus en plus variés. Construire un bateau de plaisance fait appel à de nombreuses expertises.

L’expertise en matériaux composites

la plus part des coques des navires de plaisance sont en matériaux composites or les techniques ont beaucoup évoluées ces dernières années. Pour limiter les risques liés aux produits employés par les opérateurs, pour mieux maîtriser les quantités de produits utilisés et donc le coût et la masse du bateau entre autres. La stratification au contacte a été quasiment abandonnée pour laisser place à l’infusion sou vide. La technique d’infusion est menée par des opérateurs mais préparée en amont et encadrée par des techniciens supérieurs titulaires d’un BTS Euro Plastics et Composites (BTS EPC) en alternance par exemple. l’alternance permet d’équilibrer les périodes d’apprentissage en entreprise et les périodes en centre de formation (Lycée ou CFA).

Baptiste, apprenti composite

La généralisation du contrôle qualité pour s’assurer que les pièces fabriquées sont conformes aux préconisations du bureau d’étude est à l’origine du recrutement de profils encore plus élevés. Pour cela, il existe des parcours en alternance d’ingénieur en matériaux composites ou d’expert moulage par exemple.

Technicien supérieur et ingénieur en composites

L’expertise en logistique

Les pièces montées sont un bateau de plaisance lors de sa fabrication sont très nombreuses: de l’ordre de 10000. Il faut donc être certain que les différentes équipes seront approvisionnées régulièrement et donc la logistique en amont est primordiale. Il faut approvisionner les stratifieurs, les menuisiers, les électriciens, les plombiers, les accastilleurs, etc.

L’approvisionneur

L’expertise en menuiserie

Dans un bateau de plaisance on trouve de très nombreuses pièces en bois: les meubles, les planchers, les portes ou les cloisons en autres. Sur un même model, les constructeurs proposent souvent plusieurs essences de bois qui permettent une personnalisation de l’ambiance intérieure du bateau. Des bois claires ou plus sombres, des teintes acajou ou plus modernes. Les menuiseries représentent la partie qui “saute aux yeux” quand on rentre dans un bateau, il est donc très important que la mise en œuvre soit irréprochable! Le menuisier agenceur doit être expert en la matière et passionné par les beaux objets qu’il confectionne. Il existe un Bac Pro de Technicien Menuisier Agenceur (TMA) et le BTS correspondant. Ces compétences d’acquièrent à Villelongue dels Monts, Béziers ou Nîmes en initial mais aussi avec le GRETA en alternance.

Technicien Menuisier Agenceur Nautique

Les ports de plaisance sont en pleine mutation: renouvellement de la clientèle, des pratiques, des services et des infrastructures. Les ports modernes ont définitivement tournés le dos aux “parkings à bateaux”! Le port de plaisance de demain est un port qui se diversifie dans les usages et les services avec une interaction toujours plus forte avec le territoire. L’objectif est aujourd’hui d’imaginer les conditions d’une synergie entre le port et son territoire.

Vidéo Suez qui présente l’évolution actuelle des ports de plaisance

La révolution numérique est en marche dans les ports de plaisance de demain avec des capteurs et des applications qui répondent à de nouveaux impératifs de sécurité, d’environnement ou de services. Le concept du port connecté révolutionne la gestion portuaire mais aussi l’expérience client.

Les ports de plaisance s’ouvrent à la connectivité à l’image des solutions proposées par nauticspot

Le Hackathon des ports: Comment rendre une escale attractive?

Lors du nautic 2019, l’Union des Villes Portuaires d’Occitanie (UVPO), l’agence de développement économique régional (AD’OCC) et le campus des métiers du nautisme Occitanie (Nauti Campus); ont décidés de mettre en place un hackathon des ports de plaisance. Ce hackathon est un format innovant d’une journée “d’idéation” ayant pour objectif de faire émerger des propositions inédites à mettre en œuvre dans les ports de plaisance de demain. Lors de cette journée organisée au lycée des métiers du nautisme de Canet en Roussillon, 5 équipes de 6 personnes ont relevées le défit! Chaque équipe était composée d’un représentant des ports Français ou Catalan, d’un plaisancier, d’un professionnel du nautisme, d’un étudiant en urbanisme ou tourisme, d’un représentant des clubs de voile ou de la location, etc. La grande diversité de ces coéquipiers a stimulé les échanges et la créativité des propositions.

Lancement du hackathon

C’est près d’une cinquantaine de personnes qui sont rassemblées pour lancer cette journée d’idéation autour de la thématique de l’escale. La question posée aux 5 équipes était: “comment rendre attractive une escale?”. Les réflexions portant autant sur l’escale fluviale que maritime. En effet l’UVPO regroupe des ports de la façade maritime de l’Occitanie mais aussi des ports fluviaux qui étaient représentés dans les équipes.

Lancement de la journée

Les participants de ce hackathon, tous concernés par la thématique portuaire, viennent de toute la région Occitanie: Port Camargue, Carnon, Sète, Oms, Capestang, Gruissan, Canet, Argelès, etc.

Trois équipes au travail

Les groupes de travail se sont réunis deux heures le matin puis à nouveau l’après-midi avant de venir pitcher sur 3 minutes leurs propositions devant le jury. Le jury de cette journée étant chargé de faire émerger les propositions les plus innovantes. Chaque groupe était accompagné dans les réflexions par l’agence GRAVITY notamment sur la méthodologie propre au format hackathon.

Le jury : Serge PALLARES, Stéphane LODA, Michel MOLI, Guy ESCLOPE, Catherine BERGER, Franck BARREDA et  Igor KNIBIEHLY

Le jury du Hackathon

Pour former ce jury, là encore la pluralité des compétence a été de mise: le président de l’UVPO, le maire de Canet, le directeur du parc marin, le vise président de la région, la directrice de l’agence AD’OCC, un plaisancier retraité de la DIRECCTE et un représentant du tourisme.

Les pitchs des 5 équipes en lice

Chaque équipe est venu présenter ses propositions au membres du jury pendant 3 minutes avant de répondre à 3 questions du jury. Les réflexions menées furent très intéressantes et variées comme en témoigne cette photo d’un tableau rempli par l’une des équipe en fin de journée.

Le tableau de l’équipe numéro 3
Le jury et les participant lors de la présentation des propositions de chaque équipe

Comment vont être exploitées ces propositions?

Les propositions qui émergent de cette journée de réflexion seront présentées lors de la prochaine réunion de l’union des villes portuaires d’Occitanie. Elles portent sur l’émergence de la copropriété et la co-navigation, des applications donnant accès aux services du port et du territoire ou encore le développement d’un service de conciergerie. Les nouveaux plaisanciers ayant d’avantage besoin d’un accompagnement à la pratique que les plaisanciers historiques. La connectivité et le développement du numérique dans les ports et en inter portuaire ressort comme un atout incontournable qui répond à une attente forte des nouveaux usagers.

Cette année le salon du littoral s’est tenu au palais des congrès de La Grande Motte après une inauguration par Mme Annick GIRARDIN ministre de la mer. Ce salon permet de faire le point sur les enjeux liés au littoral qu’ils soient environnementaux ou économiques. Ces deux journées s’articulent autour des conférences, des tables rondes thématiques et des rencontres d’affaires BtoSea.

Site web du salon du littoral où l'on peut revoir les tables rondes
Page d’accueil du site dédié au salon

Les thématiques des conférences et tables rondes

Les conférences ont portées sur les modèles énergétiques à développer pour la pêche et les ports de plaisance avec Thierry MEUNIER chef de projet chez EDF; le futur de l’éolien flottant en méditerranée avec Jean Philippe BONNET délégué général RTE ou encore le patrimoine immobilier en zone littoral avec Zoé MAHE directrice plan littoral 21.

codorniou ouverture des conférences
Didier CODORNIOU ouvre le cycle de conférences
Le déploiement du parc éolien en méditerranée

Les tables rondes sous l’égide du Parlement de la Mer, ont quant à elles permis des échanges sur les thématiques de l’évolution des ports de demain; le développement économique en zone littoral ou le tourisme sur le littoral d’Occitanie. Le campus des métiers du nautisme était convié, comme l’an dernier, à la table ronde sur le développement économique en zone littoral. L’évolution des services et des technologies liées à la plaisance impliquant un accompagnement par la formation. La montée en compétence des acteurs économiques ne pouvant se faire sans un volet formation pertinent.

Quelle évolution pour les ports de plaisance?

La première table ronde animée par Estelle BRISSET a porté sur l’évolution des ports de plaisance. L’enjeux des ports de demain est de s’adapter aux différentes attentes des usagers, ainsi qu’aux contraintes et nouvelles opportunités d’usages. Sans négliger l’intégration des ports de plaisance dans l’environnement urbain et économique. Elsa Nicol de Wattson Elements a présenté les innovations dans le domaine de la connectivité numérique autour de trois axes: l’environnement, la gestion des usagers et la création d’une communauté de plaisanciers. Les applications via une connexion sans fil permettent aujourd’hui de détecter une place vacante, de gérer la distribution d’eau ou d’électricité, de détecter un incendie ou de révolutionner la relation client en mettant le client en lien avec l’écosystème portuaire.

quel avenir poiur les ports
Evolution des ports de plaisance

Serge PALLARES, président de l’UVPO et de l’FFPP a présenté l’évolution en marche dans les ports de plaisance d’Occitanie. Il a présenté les différentes solutions qui ont commencées à être déployées dans les ports d’Occitanie. Avec l’appuie du Parlement de la Mer et de la Direction de la Mer de la Région, l’UVPO met en place un projet structurant pour le territoire. Pour accompagner les transformations vers le port connecté de demain, Serge PALLARES a insisté sur le rôle capital de la formation pour les 3500 salariés de ports de plaisance de la région. La modernisation des ports et le développement économique associé ne pourra se faire sans s’appuyer sur la formation, d’où le rôle du campus des métiers du nautisme qui regroupe les compétences sur la filière du lycée à l’université.

Comment favoriser le développement économique en zone littoral?

Cette seconde table ronde portait sur les atouts du littoral méditerranéen français qui continue d’être une zone porteuse en terme de création d’emplois et d’entreprises dans le domaine des industries nautiques. La question posée c’est comment concilier sur ces territoires les objectifs production de richesses et la croissance bleue ?

Colette CERTOUX vice présidente de la Fédération des Industries Nautiques (FIN)

Colette CERTOUX a présenté le contexte économique de la filière nautique depuis le début de la crise sanitaire. Avec l’annulation de la plupart des salons nautiques d’automne les professionnels sont obligés de réinventer leur relation client pour rester en contact avec une clientèle qui achetait 70% des bateaux à l’occasion de ces salons. D’autre part, Julie PERSON de Microphyt a présenté les perspectives industrielles sur les molécules à forte valeur ajoutées issues des micro algues. Ces propos venant à la suite de ceux de Serge PALLARES n’ont fait que confirmer les liens du littoral et de la mer avec la formation, la recherche et le développement.

table ronde économie du littoral
Table ronde sur le développement économique du littoral

Le campus des métiers du nautisme est le réseau sur lequel la filière dans son ensemble peut s’appuyer. Guillaume PHILIPPE, le directeur opérationnel du campus a présenté les formatons innovantes ouvertes cette année au sein du campus. Le campus est membre du Parlement de la Mer ainsi que de la commission emploi-formation de l’UVPO. Cela a permis de mettre en place un Diplôme Universitaire de gestion portuaire avec l’un des membres fondateur du campus: l’Institut d’Administration des Entreprises (IAE) de l’UPVD. Ce diplôme Bac+3 a été conçu pour accompagner la montée en compétence des cadres des ports connectés de demain que ce soit pour les ports de plaisance maritimes ou fluviaux.

Toujours pour accompagner l’évolution des ports, le campus s’associe à l’agence AD’OCC et à l’UVPO pour organiser une journée d’idéation le 15 octobre 2020 afin de faire émerger des propositions innovantes pour les ports de demain.

Le campus ouvre aussi 3 formations complémentaires aux diplômes existants afin de faciliter l’insertion professionnelle des jeunes bacheliers professionnels. A partir d’enquêtes menées par le campus auprès des industriels de la filière, des contenus inédits de formation ont été identifiés. En s’appuyant sur les plateaux techniques et les ressources humaines du campus, 3 formations ont été crées à la demande des professionnels.

Aménagements Bali

1 formation sur les aménagements en bois des bateaux de plaisance qui est proposée au Lycée Alfred Sauvy de Villelongue dels Monts qui s’adresse aux bac pro menuisier agenceur.

drapage rouf bali
drapage

1 formation sur les matériaux composites (drapage et finitions) au lycée des métiers du nautisme Rosa Luxemburg de Canet en Roussillon qui s’adresse aux bac pro plastiques et composites de Canet ou de Pézenas.

Les contenus de ces deux premières formations ont été définis avec les principaux fabricants de catamarans de plaisance implantés en Occitanie: WINDELOCATANA GROUP et GRAND LARGE YACHTING.

Delta Voiles Mauguio

1 formation sur la sellerie nautique et la voilerie au lycée Rosa Luxemburg de Canet en Roussillon qui s’adresse aux Bac Pro matériaux souples de Canet, Perpignan ou Sète. Cette formation ayant été conçue avec les acteurs du secteur comme Delta VoilesVega voilesEpure entre autres.