Le Nautic 2022 vient de s’achever avec de grands rendez-vous pour le Nauti Campus Occitanie. Comme chaque année, les deux campus du nautisme (Pays de Loire et Occitanie) sont au rendez-vous de cette fête internationale du nautisme. Promotion des métiers de la plaisance, échanges sur les formations, rencontres avec les professionnels des autres régions: autant de raisons de ne pas manquer ce rendez-vous!

Cette année, nous avions une conférence-débat sur le Brevet d’Initiation à la Mer (BIMer) et la venue de jeunes occitans à la rencontre des professionnels du nautisme.

Conférence sur le déploiement national du BIMer

En partenariat avec la Fédération des Industries Nautiques (F.I.N), la Région Occitanie et le Nauti Campus; les académies qui déploient le BIMer se sont réunies pour échanger les bonnes pratiques, les ressources et harmoniser la communication. La rencontre a eu lieu sur le stand de la Région Occitanie en présence de la F.I.N afin de souligner le dynamisme des recrutements sur les métiers du nautisme dans cette région.

La mobilisation des acteurs

Trois Ministères, six Régions Académiques étaient représentées à l’occasion de cette conférence-débat.

Nous avons commencé par un rappel de la génèse de ce brevet par le Ministère de l’Education et la Région Bretagne qui en sont à l’origine.

Les objectifs d’acculturation maritime et nautique pour les jeunes inscrits au BIMer.

La mutualisation des ressources pour le BIMer

Un Excellent Vademecum publié en 2021, consultable ci-contre pose très clairement les publics concernés, les contenus, les conditions d’examen et la formation des formateurs.

Ce brevet est proposé aux collégiens comme aux lycéens, il permet de parfaire leur culture du monde de la mer. Ce sont 40h de formation sur 5 modules pour préparer un examen bilingue Français-Anglais, sous forme d’un questionnaire de 60 questions passé en fin d’année scolaire.

Le BIMer comporte 5 modules: la description et la construction des navires; la flottabilité et la sécurité; la météo; la navigation et la réglementation et pour finir; les enjeux sociaux-économiques liés au maritime.

Une application a été développée par la Région Académique Bretagne afin de rassembler les ressources disponibles pour préparer le brevet: BIMer.online.

L’Académie de Montpellier propose une chaine Youtube dédiée au BIMer: Canal BIMER.

C’est plus de 30 vidéos qui balaient le programme du brevet et permettent de préparer au mieux l’examen.

La chaine est d’ailleurs accessible via l’application BIMer online.

Le partage d’une dynamique collective

Ce brevet permet aussi de mettre en lumière les opportunités d’emploi dans tous les métiers liés à la mer: construction des navires, maintenance des équipements, embarquements, aquaculture, services, recherche…

Les jeunes qui préparent le brevet participent, en plus des cours à des visites de sites remarquables: sémaphores, chantiers navals, stations de secours en mer…

La volonté partagée de sensibiliser les jeunes de chaque région aux monde de la mer c’est ensuite illustrée à nouveau le lendemain par un rallye des métiers du nautisme proposé à des jeunes collégiens et lycéens venus de l’Hérault.

Rallye des métiers du nautisme

Ce sont 40 collégiens et lycéens inscrits au BIMer, accompagnés de leurs enseignants, qui ont débarqué au Nautic de Paris. Des collégiens de Pérols et des lycéens de Lattes, venus pour découvrir les métiers du nautisme et rencontrer les professionnels avec le soutien de l’OPCO2I via la F.I.N et de la Région Occitanie.

Ces candidats au BIMer, répartis en petits groupes, ont rencontrés sur les stands des constructeurs, des équipementiers et des motoristes.

Ils ont pu poser leurs questions sur les métiers, les études et les opportunités d’emploi en direct.

La rencontre des professionnels

De nombreux exposants ont joués le jeu en accueillant ces jeunes sur un parcours complet organisé par la fédération.

Avant d’effectuer des visites libres du salon ils ont pu échanger en direct avec des professionnels du chantier Nautitech via une interface innovante: la vitre. La vitre c’est un dispositif composé de 2 écrans interactifs: 1 au salon de paris et l’autre dans les ateliers Nautitech.

La sensibilisation aux enjeux écologiques

Tous ces « VIP », pour reprendre les propos entendus dans leurs bouches, se sont retrouvés sur le stand de l’Occitanie pour déjeuner avant de participer à un jeu de sensibilisation aux éco-gestes orchestré par le Parlement de la Mer.

Tout ceci dans le cadre de l’action « Faisons des MERveilles » et plus largement, dans le cadre des actions de la Régions pour lutter contre les pollutions du milieu marin.

Un grand merci à tous ceux qui ont œuvré pour organiser cette journée particulièrement riche.

Cette année, Le Nauti Campus Occitanie a emmené 150 jeunes et adultes inscrits en formation nautique au salon nautique de Barcelone. Des menuisiers du lycée Alfred Sauvy de Villelongue dels Monts, des mécaniciens nautique, des techniciens composites et des selliers-voiliers du lycée Rosa Luxemburg de Canet. Ce salon à flot, se tient tous les ans sur le Port Vell au pied des ramblas et cette 60° édition se tient du 12 au 16 octobre 2022.

un salon international de la plaisance qui regroupe les constructeurs, les motoristes et les équipementiers.

Une occasion unique pour les personnes en formation de rencontrer tous les professionnels, de découvrir les nouveautés et de visiter des bateaux d’exception!

Chacun et chacune, dans sa spécialité professionnelle a pu s’immerger dans la filière nautique.

Les Techniciens Menuisiers Agenceurs de Sauvy

Ces 40 jeunes inscrits en Bac Pro TMA au lycée Sauvy ont pu découvrir que les compétences qu’ils apprennent dans le domaine du bâtiment sont transférables au nautisme. Les matériaux, les techniques et les outils sont souvent les mêmes.

D’ailleurs plusieurs d’entre eux ont effectué des stages dans les entreprises nautiques de notre région: Catana, Windelo ou 4B menuiserie par exemple.

Accompagnés par leurs enseignants de spécialité pour qui ce faut aussi l’occasion de se « mariniser ».

Les bateaux de plaisance ont souvent une coque en matériaux composites mais les aménagements sont en bois.

Planchers, meubles, assises, parements, autant de domaines où le menuisiers excelle.

Les techniciens de Maintenance Nautique et des Composites de Rosa Luxemburg

Des jeunes inscrits en Bac Pro Maintenance Nautique (MN), en CAP Réparation des Embarcations de plaisance (REEP) et en Bac Pro Plastiques et Composites (PC).

Ils se forment pour entretenir les moteurs et les équipements des bateaux de plaisance mais aussi pour construire les coques en composites des bateaux de demain.

Des jeunes et de enseignants enthousiastes!

Voiliers ou motor-yachts, tous ces bateaux nécessitent un entretien régulier de leurs moteurs et de leurs équipements: climatisation, électricité, hydraulique, accastillage,…

Les jeunes ont pu visiter en détail de nombreux bateaux parfaitement mis en valeur.

Au delà de la découverte de ce que la filière nautique produit, ces jeunes en formation ont pu échanger avec les professionnels dont certains sont aussi leurs anciens ou futurs tuteurs de stage en entreprise. En effet comme toujours, la plaisance française et son savoir faire était largement présente à ce salon.

Les selliers-voiliers de Rosa Luxemburg

Des jeunes mais aussi des adultes en reconversion professionnelle via le GRETA-CFA, sur les métiers de la sellerie nautique et de la voilerie.

Les CAP Sellerie Générale avec des scolaires et des adultes en public mixé dans les apprentissages. Mais aussi les Bac Pro Sellerie Garnissage et les FCIL sellerie nautique et voilerie.

Tous ces bateaux de plaisance font appel à des artisans capable de proposer des solutions textiles sur mesure tant sur le plan esthétique que technique.

Tous ont porté un œil attentif et parfois critique ou admiratif sur les taud, capotes, selleries intérieures ou extérieures.

L’occasion aussi de découvrir des solutions techniques inconnues et de se proposer de nouveaux chalenges!

En résumé une excellente journée pour tous: enseignants et apprenants. Nous ne manquerons pas de renouveler ce type d’action l’an prochain avec le soutien de la Région Occitanie pour le transport et celui des organisateurs du salon pour les entrées de tout ce « petit » monde…

A la suite d’une enquête du Nauti Campus Occitanie auprès des professionnels de la filière nautique, il est apparu que la mise en œuvre des matériaux synthétiques pour les plans de travail ou les salles d’eau des bateau de plaisance nécessite des compétences particulières. Afin de favoriser l’insertion professionnelle des apprenants via une montée en compétences des formateurs, le réseau du campus s’est mobilisé. La société CORIAN DESIGN, spécialisée dans ce type de surface y-compris pour des usages nautiques, a accepté de mettre à disposition son responsable technique pour former les enseignants.

Mais au fait, le CORIAN en nautisme, on l’utilise où?

Le CORIAN sur un bateau de plaisance?

Ce matériau synthétique est résistant, léger et facile d’entretien. Il est employé en nautisme pour fabriquer les plans de travail des cuisines ou des salles de bain mais aussi les vasques comme dans le bâtiment.

Ce matériau est de plus en plus courant sur les catamarans qui proposent ainsi de grandes surfaces de plans de travail faciles d’entretien pour leurs équipages fournis, notamment en location. L’autre avantage c’est la relative légèreté et la résistance à l’humidité puisqu’il s’agit d’une résine et non de bois.

Bien évidement le matériau peut être teinté dans la masse et donc donner libre cours aux designers.

Voici une vidéo publicitaire qui présente la résistance de ce type de matériau synthétique dans une utilisation en plan de travail pour une cuisine.

Les collages, le thermoformage, les propriété bactéricides, la teinte, le perçage pour des applications techniques: beaucoup de possibilités

Le seul défaut vient de là, ce n’est pas du bois donc la mise en ouvre de ce matériau synthétique nécessite des compétences et des outils particuliers.

Comment mettre en œuvre ce matériau synthétique?

L’usinage du Corian nécessite des procédures particuliers: défonceuse et fraises spécifiques, vitesses de coupe, lames spécifiques. Les collages sont aussi spécifiques de la même manière que les procédures de ponçage.

Voici quelques images tirées du site maison à part:

Les profs de menuiserie ont donc été formés par le responsable technique de la marque CORIAN DESIGN à l’image de ce qu’il propose aux professionnels.

Voici une vidéo de fabrication de plan de travail en Solid Surface CORIAN mise en ligne par la sociéte CORSAF.

Toutes ces nouvelles compétences spécifiques vont permettre aux enseignants de mieux former.

Pourquoi former les enseignants?

Les enseignants des sections menuiserie des lycées Alfred SAUVY (Pyrénées Orientales) et Frédéric Mistral (Gard) ont été volontaires pour participer à cette formation continue avec le soutien de l’Ecole Académique de la Formation Continue (EAFC).

L’objectif, pour ces enseignants de deux établissements membres du Nauti Campus Occitanie, est de pouvoir transmettre ces compétences aux apprenants qu’ils soient des scolaires, des apprentis ou des adultes en reconversion via le GRETA-CFA.

Les apprenants qui préparent un titre pro en menuiserie, un CAP menuisier ou ébéniste ou un Bac Pro menuisier aménageur par exemple.

Le Nauti Campus Occitanie contribue ainsi à faire évoluer l’offre de formation pour la filière nautique régionale. Pour une meilleure insertion professionnelle des néo diplômés et une sécurisation des parcours. Sécurisation en proposant bientôt sur les plateaux techniques des lycées, des formations spécifiques aux collaborateurs des chantiers du nautisme. En déclinant sur le CORIAN ce qui s’est fait sur les composites avec les mécanos de Le BOAT.

Du lundi 27 juin 2022 au vendredi 1 juillet, le Nauti Campus accueille à Canet en Roussillon, au lycée des métiers du nautisme, une quarantaine d’enseignants de maintenance nautique venu des académies de métropole et d’outremer.

Les professionnels partenaires de cette action sont Volvo Penta avec DISMAR , Yamaha Marine, Victron Energy, Atelier Gréement et le Groupe Catana. Avec les professionnels du nautisme, ces enseignants ont été formés sur les innovations en matière de motorisation, de gestion énergétique, de gréement ou d’équipements embarqués. L’objectif principal étant que chaque enseignant puisse faire bénéficier ses élèves de contenus et de supports pédagogiques en phase avec les dernière innovations de la filière nautique.

Ce sont les formateurs des marques qui ont accompagnés la montée en compétences des enseignants dans le cadre d’un stage national inscrit au programme national du CEFPEP: le centre d’étude et de formation en partenariat avec les entreprise et les professions.

Une action en partenariat avec la Région Occitanie, Le département des Pyrénées Orientales, la municipalité de Canet en Roussillon et la Fédération des Industries Nautiques.

Dès le lundi matin, les arrivées se sont succédées des quatre coins du monde: Martinique, Tahiti, Guadeloupe; mais aussi de métropole: Granville, Marseille, Conflent Sainte Honorine, Antibes, Nîmes, La rochelle, Concarneau, Sète…

L’inauguration

Ce temps fort pour la maintenance nautique a été inauguré conjointement par Françoise LEGROS, Directrice du Campus et Stéphane LODA, Maire de Canet en Roussillon. Tous deux ont chaleureusement accueilli l’ensemble des 38 participants avant de rappeler les enjeux locaux et nationaux de la filière nautique notamment à travers le rôle central de la formation dans le soutien au développement économique de la filière.

Le nautisme se porte bien et l’expertise nautique régionale est largement reconnue si l’on considère que la filière exporte près de 80% de sa production. L’un des objectifs de cette université d’été est de faciliter la montée en compétence de nos apprenants à travers celle des enseignants. Mieux former pour mieux produire.

Mieux former implique un partenariat avec les entreprises pour écouter leurs besoins et bénéficier de leur soutien sur les nouvelles technologies et l’élaboration de supports pédagogiques modernes. Pour cela nous avons abordé plusieurs thématiques: les motorisations, la gestion de l’énergie et la culture nautique au sens large.

Les motorisations

Les motorisations et les transmissions ont été abordées tant en hors-bord avec Yamaha qu’en in-bord avec Volvo Penta. Les méthodes de diagnostique, l’utilisation pédagogique des documents ressource, les nouveautés technologiques; autant de sujets qui ont mobilisés l’ensemble des groupes. De nombreuses innovations ont été abordées: les dernières transmissions IPS de Volvo , la gamme XTO de Yamaha…

Les bateaux de plaisance modernes sont de plus en plus gourmands en énergie pour offrir toujours plus de confort, comment allier ces besoins énergétiques avec les impératifs écologiques? Les progrès sur les motorisations sont un axe d’action mais la gestion raisonnée de l’énergie du bord est aussi sujet majeur.

La gestion de l’énergie à bord

Autour d’une installation typique d’éléments permettant la gestion de l’énergie électrique du bord, les enseignants ont pu tester les innovations et avoir accès aux documentations pour réaliser les cours à destination des apprenants. David FORET, le directeur des ventes de la société Victron Energy a longuement échangé avec chacun d’entre eux et répondu aux nombreuses questions.

Le stockage et la charge, les différentes technologies de batteries, la régulation de la production des panneaux solaires, le pilotage bluetooth de l’installation: de nombreuses innovations ont vu le jour dans la filière nautique ces dernières années.

Pour mieux suivre les innovations techniques et écologiques de la filière il faut une solide culture nautique: la construction, l’équipement, le gréement, le matelotage…

La culture nautique

La troisième thématique abordée à l’occasion de cette université d’été a donc porté sur la culture nautique. Pour cela d’autres partenaires du Nauti Campus Occitanie ont été sollicités: le constructeur CATANA, le Gréeur Atelier Gréement et l’atelier de restauration des barques sur le site de Paulilles.

Lors de la visite du cahntier CATANA, les enseignants ont eu la chance d’assister au démoulage d’un pont de Bali 5.4 et d’observer l’implantation d’un module d’aménagement dans une coque pour ne citer que le plus spectaculaire.

Une visite qui a enthousiasmé les troupes et qui s’est achevée par la visite d’un bateau à flot.

C’est ensuite Philippe BERARDO d’Atelier Gréement qui a accueilli ces enseignants venus de (très) loin pour découvrir l’écosystème nautique local. Philippe nous a présenter son entreprise, son parcours de formation et son champ d’activités sur ses deux sites de Canet et de Sète.

Nous avons échangé et manipulé les différents types de cordage, les gréements et les mâts du bois au carbone. En effet, le nautisme c’est à la fois des bateaux traditionnels et patrimoniaux mais aussi des « bêtes de course » en fibres exotiques! Intervenir sur le gréement c’est aussi savoir s’adapter à chaque propriétaire et proposer une solution adaptée qui met en œuvre les dernières innovation dans le matelotage par exemple.

Nous avons ensuite pris la direction du site départemental de Paulilles pour visiter l’atelier de restauration des barques encadré par Samuel VILLEVIEILLE.

Samuel nous a présenté le patrimoine maritime local mais aussi les innovations en cours sur ce type de bateau à l’image des remototisations électriques qui sont expérimentées. L’atelier des barques est un chantier de réinsertion mais engage aussi des jeunes en contrat d’apprentissage sur un brevet professionnel de charpente marine par exemple.

Ces journées bien chargées n’empêchent pas des moments de convivialité en s’appuyant toujours sur des ressources locales…

Les moments de convivialité et d’échange

Dès la journée d’accueille nous avons visité l’aquarium ONIRIA de Canet. Un dépaysement pour chacun et l’occasion d’échanges instructifs entre des polynésiens et des marseillais…

Des échanges sur d’autres sujets lors de la dégustation des vins du domaine des Hospices. Un domaine viticole familial typique des Pyrénées Orientales que chacun a largement apprécié.

Nous avons mêlé le travail et la convivialité avec l’apéritif dinatoire proposé par la Fédération de Industries Nautiques. Un temps d’échange sur l’évolution de l’offre de formation, sur la promotion des métiers et le rôle joué par chacun: professionnels, campus, enseignants, collectivités…

Nous avons ensuite poursuivi les discussions de façon informelles autour de questions comme: Comment mieux former? Comment répondre aux besoins des territoires?

L’ensemble du groupe a aussi embarqué sur le catamaran NAVIVOILE pour une navigation de fin de journée avec une bonne brise qui nous ont fait glisser au large de Canet pour observer le couché du soleil.

L’ensemble des enseignants et des professionnels ayant pris part à cette université 2022 de la maintenance ont été enthousiastes et le Nauti Campus Occitanie les en remercie vivement. La filière maintenance nautique regroupe un tout petit nombre d’enseignants parfois très éloignés les uns des autres et l’université est une occasion unique de fédérer les équipes et d’échanger les bonnes pratiques dans une ambiance décontractée.

Le Nauti Campus Occitanie actif pour mieux former et relever les nombreux défis technologiques, économiques et écologiques de la filière!

Avec le soutien de ses partenaires le Nauti Campus Occitanie a effectué un voyage d’immersion sur la Costa Brava en mobilité douce: à la voile. Une mobilité Erasmus + pour que les enseignants et les personnels aillent à la rencontre des entreprises et des centres de formation dédiés au nautisme en Catalogne sud. Les lycées Alfred Sauvy de Villelongue et Rosa Luxemburg de Canet en Roussillon étaient représentés dans cette action du campus.

Un équipage composé des personnels des deux établissements avec des expertises complémentaires afin d’optimiser les échanges transfrontaliers.

Un équipage de 8 marins aux expertises complémentaires

Un enseignant de chaque section professionnelle: menuiserie, mécanique nautique, composites et sellerie nautique; mais aussi une enseignante de langue, une directrice des formations professionnelles et techniques, un proviseur adjoint et le directeur opérationnel du campus.

L’objectif de cette mobilité est double: rencontrer des entreprises de la filière nautique locale afin de préparer les futures mobilités des jeunes du campus à l’automne 2022 et rencontrer les deux centres de formation nautiques et leurs enseignants catalans.

Une mobilité qui ne pouvait se concevoir que de manière douce: le nautisme ce sont les bateaux de plaisance qui font le bonheur des passionnés de la mer et de sa nature sauvage. Nous avons donc décidé de nous rendre sur la Costa Brava en voilier.

Une mobilité douce

Cette mobilité à la voile a permis de souder les équipes des deux établissement à travers une semaine de partage et de découverte. En effet certains n’avais presque jamais navigue au large et encore moins en hiver. Nous avons du composer avec la météo et composer notre programme de visites en fonction des déplacements du bateau mais se fut l’occasion pour tous de se plonger au cœur du monde de la plaisance.

Nous avons fait une première escale au Port de Rosas après une journée de navigation où nous avons passé les caps Béar et Creus. Puis nous sommes repartis vers le sud en direction des ports de l’Estartit et de Palamos. Ces ports, membres de lAssociació Catalana de Ports Esportius i Turístics , nous ont chaleureusement accueillis et nous tenons tout particulièrement à les remercier pour leur efficacité et leur professionnalisme. Nous avions établi ce partenariat avec le soutien de l’union des ports d’Occitanie, membre lui même du campus.

Nous avons rencontré à chaque escale les entreprises de la filière afin de préparer les mobilités proposées aux jeunes du campus et de proposer des échanges de pratiques.

Les rencontres avec le nautisme local

Préparer les mobilités proposées aux jeunes c’est s’assurer que les activités s’intègrent au référentiel de leur diplôme (CAP- Bac Pro), que l’évaluation des acquis sera possible et que les conditions de sécurité sont remplies.

Nous avons visité des chantiers comme Girbau Boats qui produit des bateaux entre 27 et 30 pieds avec une finition impeccable. Les enseignants de composites et de menuiserie ont particulièrement été séduits et vont proposer à leurs élèves d’effectuer un stage Erasmus dans ce chantier. Mais aussi des chantiers assurant la maintenance comme Roses Shipyard ou Port Nautic Castello qui possèdent leurs propres moyens de levage et emploient plusieurs dizaines de personnes. L’importante de la clientèle française de ces chantiers suscite un fort intérêt pour les échanges Erasmus de la part des entreprises.

A Palamos, nous avons échangé avec des entreprises qui interviennent sur le bois, la mécanique et les voiles et les enseignants concernés par ces spécialités ont pu rentrer dans le détail des taches professionnelles. Que ce soit au chantier Pint Fust ou à la voilerie Velas Depoorter par exemple.

Beaucoup des employés que nous avons rencontrés ont été formé au sein des deux écoles que nous avons visité: Escola Nautica Castello et Manteniment de Vaixell à St Feliu.

Les rencontres avec les centres de formation

Sur la Costa Brava il y a deux centres de formation aux métiers du nautisme, nous avons donc pris rendez-vous avec eux pour échanger sur les pratiques pédagogiques, les réseaux d’entreprises, les diplômes, etc…

L’organisation des apprentissage est différent de ce que l’on connaît en France: la formation nautique dure 2 ans avec une première année avec 400h en entreprise puis une seconde année avec 1000h en entreprise partiellement rémunérée. Les métiers abordés sont moins compartimentés que chez nous, on y pratique aussi bien la menuiserie que la mécanique ou les composites.

Des échanges de pratiques et la venue dans nos établissements de nos collègues catalans sont dors et déjà planifiés. Cette plus grande polyvalence en début de formation côté espagnol a suscité beaucoup de questions et d’intérêt de notre part. Les conditions de formation de l’enseignement professionnel français ont retenu l’attention des nos collègues de la Costa Brava.

Après 5 jours très enrichissants nous avons du prendre la route du retour: cap au Nord!

Le retour en France à la voile

La météo annonçant des conditions défavorables, nous décidons d’avancer notre départ de quelques heures afin de bénéficier de conditions plus clémentes de nuit. Cela nous a permis de renforcer la cohésion de l’équipage et donc celui des équipes des deux établissements membres du campus: organisation des quarts, consignes de sécurités, préparation de la navigation.

Une sortie du port au moteur puis un vent agréable au près qui nous a permis de filer à 9 nds au petit matin!

Une expérience unique que nous devons renouveler de l’avis de chacun et en impliquant d’autres établissements du campus à l’image du lycée Mermoz de Béziers qui est dors et déjà sur les rangs!

Le bateau, un Oceanis 45, fait parti de la flotte de location de Cap Sur à St Cyprien que nous tenons aussi à remercier.

Le salon nautique de Paris, porte de Versailles, est l’occasion de se retrouver entre passionnés du monde de la plaisance. Les professionnels constructeurs, équipementiers, motoristes, loueurs, start-up, glisse: tous les acteurs de la filière sont là! C’est près de 800 exposants.

Sous l’égide de la Fédération des Industries Nautiques (FIN), tous les passionnés de toutes les régions se retrouvent pendant 9 jours à Paris.

Sur le stand de la Région Occitanie et des Ports d’Occitanie, de nombreux échanges avec l’agence de développement économique AD’OCC ou avec les représentants de Perpignan Méditerranée Métropole sur les enjeux liés à la filière nautique.

Le Nauti Campus Occitanie était accueilli sur le stand de la Région Occitanie pour une conférence sur la formation au sein de la filière nautique maritime et fluviale en Occitanie.

Conférence : Comment accompagner la filière nautique par la formation?

Un grand merci à Anne Sophie CASSAN de l’UVPO ( Union des Villes Portuaires d’Occitanie) pour ses questions et sa gestion du débat.

Une présentation des enjeux économiques régionaux de la filière nautique, de son dynamisme et des ses besoins en formation et en recrutement. Ce temps d’échange a permis d’aborder le rôle d’un Campus des Métiers et des Qualifications pour soutenir une filière économique en tension par la promotion des métiers, la formation et la mise en relation avec les laboratoires de recherche.

Nous avons listé les métiers et les qualifications du CAP au Supérieur qui sont recherchées par la maritime et le fluvial. Le public était constitué de professionnels, d’adultes en reconversion professionnelle et de grand-parents très attentifs aux opportunités mises en lumière.

Le nautisme a le vent en poupe en Occitanie et les organismes de formation du réseau campus (Lycées, CFA, Universités), proposent des formations en phase avec les besoins de la filière. Cependant tous les besoins ne sont pas couverts et la formation doit encore innover, que ce soit en réformant les certifications actuelles ou en créant de nouveaux diplômes. Les enjeux écologiques viennent eux aussi stimuler l’innovation en R&D des 4 universités du réseau: UPVD-UPS-UM-OOBanyuls.

La seconde journée a été consacrée aux rencontres avec les professionnels présents sur le salon.

Préparation de l’université d’été de la maintenance nautique

Du 27 Juin au 1 Juillet 2022, se déroulera un séminaire national des enseignants de maintenance nautique à Canet en Roussillon.

Cette université d’été, organisée par le campus, va reprendre les éléments qui ont fait le succès de la première édition aux Sables d’Olonne en Juin 2021. Formation et montée en compétence des enseignants sur les innovations des motoristes, des équipementiers et des constructeurs de la filière. C’est près de 40 enseignants qui se sont inscrits pour cette petite semaine orchestrée par les formateurs internes des marques phares du secteur.

Les professionnels sollicités ont largement répondus présents et le programme détaillé est en cours d’achèvement. Les enseignants participeront à un partie théorique qui s’apparente à la formation des concessionnaires des différents réseaux puis à des ateliers pratiques: mise ne réseau, recherche de panne, etc.

La journée suivante a été consacrée à la promotion des métiers du nautisme en partenariat avec la fédération des industries nautiques.

La promotion des métiers du nautisme

Le 7 décembre, en partenariat avec le Campus du Nautisme des Pays de Loire nous accueillions sur le salon 14 collégiens de Nantes préparant le BIMer et 14 lycéens en BAC Pro Maintenance Nautique originaires de Loire Atlantique accompagnés de leurs enseignants. Avec la FIN le Nauti Campus a accompagné ces jeunes sur un parcours des métiers: le constructeur Alubat; les peintures Nautix; les moteurs Mercury et les planches Redwood Paddle.

Chacun de ces professionnels a expliqué aux jeunes les activités de l’entreprise, ses expertises et les métiers associés. Ils ont pu poser des questions sur les métiers des composites, de la mécanique, de l’électronique, de la chaudronnerie ou de la mise en œuvre des peintures spécifiques. Des métiers accessibles avec des diplômes de niveaux très variés: du CAP ou Bac Pro jusqu’au niveau ingénieur ou architecte.

Des métiers de passion présentés par des passionnés! Un grand merci à chacun d’entre eux pour leur accueil sur leur stand.

Pour finir nous sommes retournés sur le stand de la FIN pour une présentation du Brevet d’Initiation à la Mer (BIMer) et en particulier de ce qui a été mis en place en Occitanie.

Conférence: Le BIMer en général et en Occitanie en particulier

Avec Nicolas CHEYMOL, IPR chargé du BIMer sur l’académie de Montpellier, nous avons présenté ce Brevet aux jeunes et ses contenus.

En présence de la représentante de la Direction Générale de l’Enseignement Scolaire (DEGESCO) du ministère de l’éducation nationale, nous avons souligné l’ouverture sur la culture maritime au sens large que représente ce BIMer pour les collégiens et les lycéens qui le préparent au sein de plusieurs académies en France.

Charlotte TURLAIS, de la DEGESCO a rédigé le Vademecum du BIMER qui en présente très bien tous les enjeux:

Le BIMer permet aux scolaires de découvrir les métiers liés au maritime (nautisme-pêche-marine marchande-marine nationale) et d’acquérir une culture du monde de la mer à travers les 5 domaines du brevet.

Donc un salon du nautisme 2021 très actif pour le Nauti Campus et des échanges très riches sur les thématiques du campus: promotion des métiers, formation, lien économie-école-recherche.

Le Golfe du Lion est une zone particulièrement ventée avec le Mistral et la Tramontane bien entendu mais aussi avec les vents venus de la mer qui ne sont pas perturbés par des reliefs ou des habitations. C’est donc un fort potentiel de production d’énergie éolienne que l’on projette d’exploiter avec le déploiement d’éoliennes de forte puissance au large des côtes.

La programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE) prévoit qu’en 2030, 40% de l’électricité provienne de sources renouvelables. Pour parvenir à cet objectif, la PPE prévoit d’attribuer en Méditerranée, en 2022, deux parcs éoliens flottants de 250MW chacun et leur raccordement, ainsi que, éventuellement, des extensions, chacune de 500MW, à partir de 2024.

Cependant ce projet de déploiement suscite des interrogations: quelle quantité d’énergie est envisageable? Quel serait l’impact sur la faune et la flore? Sur l’activité économique en mer? Sur le tourisme? Comment optimiser cette énergie propre?…

La commission EOS au devant des citoyens

La Commission Particulière du Débat Public est allé au devant des habitants sur l’ensemble de la façade maritime concernée durant tout l’été.

Informer sur ce grand projet, recueillir les questions et les inquiétudes de chacun et de chaque génération: professionnels, habitants, touristes, etc.

Le débat se poursuivra jusqu’au 31 Octobre.

Où envisage-t-on d’implanter des éoliennes?

Dans le projet, 4 zones ont été retenues pour implanter des éoliennes avec un fort potentiel de rendement et une faisabilité technique:

Les zones A,B,C et D se situent sur le plateau continental, sur des fonds inférieurs à 100m mais assez loin des côtes pour limiter l’impact visuel de ces éoliennes géantes depuis la côte. Le site du débat public met à la disposition de chacun la description détaillé du projet actuel sur lequel se base le débat public en cours:

Quelles sont les principales thématiques de ce débat ?

Le projet et l’écosystème du golfe du Lion

Dans le golfe du Lion, entre réserves naturelles et parcs marins, l’écosystème du milieu marin et du littoral est riche mais fragilisé. Quel est l’état des connaissances sur le milieu marin, sa biodiversité, sa fragilité ? Comment fonctionne l’écosystème du golfe du Lion ? Quelles menaces et pressions sont déjà présentes sur le milieu marin, sur les oiseaux, etc. ? Que changerait l’arrivée éventuelle des éoliennes flottantes ?

Un contexte de planification des énergies

Quelles sont les sources d‘énergie, et notamment d’électricité ? Qu’est-ce que la transition énergétique ? Comment peut évoluer la consommation d’énergie ? Pour quelles raisons faudrait-il développer les énergies renouvelables, et notamment l’éolien marin ? Quel est le bilan carbone de cette source d’énergie ? Combien coûte son développement, et qui le paye ?

Le contexte de planification de la production d’énergie est largement décrit sur le site EOS

La cohabitation des usages et les paysages

Usagers, riverains, touristes, chacun cultive une relation personnelle avec le paysage marin, auxquels pourraient s’ajouter demain l’éolien. Et sur la mer, de la frontière espagnole jusqu’au golfe de Fos-sur-Mer, plusieurs familles d’usages (pêche, trafic commercial, plaisance, etc.) se côtoient, auquel s’ajouteraient demain des opérateurs industriels.

Comment anticiper les conflits d’usage ? Quels sont les règlementations qui pourraient être édictées ? Quelles conséquences de l’installation d’éoliennes sur les paysages et les représentations de la mer ?

Une filière industrielle avec des retombées socio-économiques

Le développement de l’éolien flottant permettrait la structuration d’une nouvelle filière industrielle.

Dans quelle mesure la construction, l’exploitation et l’entretien des parcs représentent-ils une opportunité économique pour les ports et pour les régions associées ? Quels types d’emplois pourraient être créés, et combien ? Quelles seraient les formations spécifiques à développer ? Quelles seront les incidences fiscales d’un tel projet ?

Le projet et le processus décisionnel

Quel est le processus décisionnel pour un tel projet ? Qui décide ? Quelles décisions ont déjà été prises ? Faut-il attendre d’avoir les retours d’expérience sur les fermes pilotes pour décider sur les deux grands parcs en Méditerranée ? D’autres projets pourront-ils être construits ensuite sur le golfe du Lion ?

Le projet et sa réalisation
en mer et sur terre

Une éolienne flottante, constituée d’un mât, d’une nacelle et de pales, possède une base flottante ancrée au fond marin. Les éoliennes seraient raccordées à un poste électrique en mer puis au réseau, à terre.

Quelles sont les caractéristiques connues à ce jour pour les éoliennes flottantes et pour le raccordement à terre ? Quelles sont les perspectives d’évolutions technologiques ? Quel sera leur impact visuel ? Où seraient localisés ces parcs ? Comment seraient-ils aménagés (taille, densité, etc.) ?

Comment prendre part au débat ?

L’équipe du débat, désignée par la Commission nationale du débat public (CNDP), a rencontré dans les régions Occitanie et Sud/PACA une centaine d’acteurs locaux : élus et techniciens des collectivités, associations, entrepreneurs, scientifiques, pêcheurs et autres usagers de la mer pour comprendre leurs attentes vis-à-vis du débat. Ils ont pu échanger dans plusieurs lycées et dans des instances participatives avec le public jeune qu’il est impératif d’associer. Pour cela une plateforme participative a été lancée où chacun peut exprimer son avis ou poser des questions.

Un outil numérique interactif « j’entre dans le débat »  vient d’être mis en ligne : choisissez un ou plusieurs thèmes, informez-vous et exprimez-vous!

Tout au long de ce débat, le rôle de cette équipe est de veiller, en toute neutralité et en toute indépendance, à ce que vous ayez toutes les informations qui vous intéressent sur tous les sujets que vous souhaitez aborder. Elle garantit aussi que vous puissiez librement vous faire entendre. Êtes-vous d’accord ou non pour que ce projet se fasse ? Si oui, pourquoi ? Où et comment ? Qui y gagnerait quoi ? Et si le projet ne se faisait pas, faudrait-il faire autre chose à la place ? Dans tous les cas, quels impacts positifs ou négatifs pour l’économie, l’environnement, etc. ?

Chacun.e peut participer au débat public en exprimant son point de vue sur le projet d’éoliennes flottantes. Tous les messages publiés sur cet espace participatif peuvent être commentés. Ils seront ensuite pris en compte par la commission particulière du débat public qui les restituera dans son compte rendu final.

> Exprimez votre point de vue en cliquant sur « Nouvel avis« 

Le Ministère de la Transition Écologique porteur du projet & Réseau Transport d’Electricité (RTE) s’engagent à répondre à toutes les questions portant sur le projet d’appel d’offres et le raccordement électrique. La commission particulière du débat public (CPDP) répond à toutes les questions portant sur le débat public. La CPDP veille à ce que les réponses apportées soient complètes et publiées dans les meilleurs délais. Toutes les questions et leurs réponses peuvent être commentées. Elles seront prises en compte par la commission du débat qui les restituera dans son compte rendu final. 

> Pour poser une question, cliquer sur « Nouvelle question »  

L’intérêt et l’enthousiasme manifestés pour ce débat public au cours de sa préparation laissent augurer un débat riche d’échanges et de propositions, qui nourriront la réflexion de l’Etat et de RTE, porteurs du projet, avant leur décision de poursuivre ou non le projet. Ce débat public aura du souffle assurément, grâce à la mobilisation de toutes les énergies présentes sur ce territoire.

La Commission Particulière du Débat Public sur la mise en place de l’éolien flottant en méditerranée est venu écouter des lycéens de STI2D et de BTS TC Nautisme. Les jeunes ont pu exprimer un certains nombre de questions qu’il souhaitent voir intégrées au débat.

Après saisine par l’Etat, la Commission nationale du débat public (CNDP) a désigné une Commission particulière du débat public, présidée par Sylvie Denis Dintilhac, pour organiser et animer le débat public portant sur le projet de deux parcs commerciaux d’éoliennes flottantes en Méditerranée et leur raccordement. Cette Commission particulière, composée de 6 membres, organise ce débat dans le respect des principes de neutralité et d’indépendance, d’argumentation et d’équivalence.

éolienne en mer au large du Croisic, Floatgen.

Où pourraient être implantées ces éoliennes?

A ce stade du projet de mise en place de l’éolien dans le golf du lion, 4 sites possibles ont été retenus.

Ce choix c’est fait en fonction des contraintes liées à la navigation, à la pêche et bien entendu à la force et la régularité des vents.

Le débat public porte aussi sur le choix de 2 de ces 4 zones pour implanter les premières éoliennes.

voici un reportage de France 3 qui date d’avril 2019 présentant le projet éolien en mer en région Occitanie.

L’implantation au large de l’aude est présentée.

Pourquoi faire flotter les éoliennes?

Implanter des éoliennes géantes suffisamment loin des côtes pour limiter leur impact visuel nécessite de les positionner à plus de 20km des plages. A cette distance la profondeur de la mer est supérieure à 50m et on ne peut envisager de les poser sur le fond, il faut imaginer une structure flottante amarrée sur le fond qui va porter l’éolienne.

Voici une vidéo de 2017 expliquant comment répondre à cette problématique.

Une autre vidéo présentant l’éolienne qui a déjà été mis en place au large du Croisic

Un débat public, pourquoi et comment?

Le débat public intervient à un stade où tout n’est pas joué. Tout le monde peut s’informer et participer sur le comment (quelles modalités de réalisation ?), mais aussi sur le si (faut-il faire ce projet ?) et le pourquoi (pour quelles raisons faire ou ne pas faire ce projet ?).

À l’issue du débat, l’État, annoncera s’il poursuit ou non le projet. Il dira aussi comment il prend ou non en compte chaque avis, argument ou recommandation du public. Mais aussi, le cas échéant, pour quelle raison il ne prend pas en compte un argument porté par le public.

Pourquoi ce débat est important?

La mise en place de l’éolien ouvre de nombreuses perspectives dans la gestion de l’énergie et même dans la mobilité mais fait surgir certaines craintes pour la faune, la flore, l’activité de pêche ou la pollution visuelle.

Il faut aussi être au clair sur la façon dont on va gérer le flux d’énergie électrique. Le stockage sous forme de dihydrogène est la piste choisie par la région Occitanie actuellement avec la construction d’une usine dédiée à Port la nouvelle.

Ce gaz pouvant aussi être utiliser pour une mobilité propre en plus de réguler le flux d’électricité sur le réseau domestique.

Comment les jeunes prennent part au débat?

La Commission Particulière du Débat Public est venu à la rencontre des lycéens qui seront les citoyens de demain qui « vivront » l’impact de l’éolien flottant dans notre région.

Les questions posées par les jeunes de section technologiques STI2D et de BTS technico-commercial option Nautisme ont été très variées et scrupuleusement notées par la commission:

Des problématiques environnementales: quel sera l’impact sur la biodiversité à proximité de ces structure artificielles sur un site naturel et vierge? La construction et la maintenance de ce parc aura quel impact sur le site en mer et sur la côte? Quel est l’impact visuel depuis les plages de ces éoliennes de plus de 120m de haut?

Des problématiques économiques: Quel sera l’impact sur la pêche et les zones de pêche? Quels seront les nouveaux emplois créés par cette activité? Comment optimiser la production de l’énergie électrique qui est très délicate à stocker?

Des problématiques techniques: Quelle sera la puissance de ce parc éolien? Que représentera-t-elle par rapport à l’électricité produite par le nucléaire? Quel est le rendement des éoliennes en mer? Peut on envisager de transférer les parcs à terre actuel vers la mer?

Toute personne souhaitant s’exprimer dans le débat est invitée à répondre au questionnaire en ligne de la commission. L’ensemble des jeunes présents ont été incité à contribuer en répondant à ce questionnaire en ligne.

Quelle sera la prochaine étape?

Cet été la commission particulière viendra à la rencontre des vacanciers sur notre littoral en les incitant à prendre part au débat.

Sur un catamaran Excess11 la commission passera dans nos ports de plaisance entre Marseille et Port-Vendres pour recueillir les questions, les espoirs ou les craintes du grand public vis à vis du déploiement de l’éolien au large de nos côtes.

Les jeunes sont invités à se joindre à l’équipage pour porter le débat.

La commission particulière au débat public reviendra dans les prochains mois présenter aux jeunes le compte rendu du débat et la réponse de la maitrise d’ouvrage.

Quelles sont été les réponses apportées aux questions posées, quelle suite est envisagée pour le projet de mise en place de l’éolien flottant, etc …

Les 12 Campus des Métiers et des Qualifications de la région Occitanie ont mis en place une tournée régionale d’information sur les métiers en tension sur les territoires et sur les formations associées. De février à avril 2021, des Pyrénées Orientales aux hautes Pyrénées en passant par l’Aude ou le Gers, c’est une succession de dates où les campus se sont regroupés en fonction des besoins de chaque territoire.

calendrier de la tournée

Comment fonctionne un salon virtuel?

Chaque campus est présent sur la plateforme numérique via un stand virtuel. Le stand du nauti campus, comme les autres propose un tchat et directe tout au long de la journée, de courtes vidéos métiers, des documents téléchargeables et des liens vers des sites permettant d’aller plus loin.

Depuis le hall d’accueil du salon virtuel, chaque visiteur peut se rendre sur l’un des 12 stands virtuels des 12 campus d’Occitanie; consulter les vidéos des tables rondes, les vidéos 2D et 3D ou les documents téléchargeables.

Quel est le programme de chaque étape?

Chaque étape comporte deux volets, deux « cibles »: les scolaires et les demandeurs d’emploi.

Les campus participant à une étape donnée correspondent aux filières qui recrutent sur le territoire concerné. La première étape, qui s’est déroulée à Perpignan rassemblait les campus du Transport Logistique et du Commerce de Gros; du Nautisme; de la Gastronomie de l’Hôtellerie et du Tourisme; et du Design et des industries Créatives.

Le public scolaire

Le matin l’information sur les métiers liés à ces 4 filières était destinée aux publics scolaires: les collégiens et les lycéens des Pyrénées Orientales en priorité. Cependant, l’étape étant un salon virtuel, elle est accessible à tous via la plateforme numérique mise en place par le Rectorat de la région académique Occitanie.

L’ensemble des collèges, des lycées, des centres d’information et d’orientation ou des missions locales ont été sollicitées pour s’inscrire et poser des questions sur les stands des campus ou lors des tables rondes avec des professionnels.

Pour se connecter à n’importe laquelle des étapes et pour avoir accès aux contenus numériques, voici un tuto:

L’objectif de cette étape était de proposer des témoignages de professionnels allant à contre pied des idées reçues, notamment avec la première table ronde:

ELLES nous racontent leur parcours : des parcours inspirants. Chacune des intervenantes a présenté son métier et son parcours de femme dans un contexte trop souvent perçu comme masculin à l’image de la production industrielle ou le transport logistique. Cette table ronde animée par Martine ARINO, a permis un échange avec Patricia RUIZ (présidente du groupe de transport RUIZ), Coralie VUILLEMIN (chef de projet digital chez AFFICIONADO), Sandrine CORTEZ (chef de cuisine) ou Olivia TUMSON( responsable qualité WINDELO).

Innovation et métiers d’avenir

Une seconde table ronde s’est déroulée en fin de matinée, animée par l’incube de l’université de perpignan.

Présentation du rôle d’un incubateur dans l’accompagnement des innovations et la création des métiers d’avenir.

Le public demandeur d’emploi

L’après-midi est destinée aux demandeurs d’emploi et aux adultes en reconversion professionnelle avec la participation des services locaux de Pôle Emploi. Là encore l’étape est accessible en numérique via la plateforme du Rectorat. Les demandeurs d’emploi avaient la possibilité de se connecter collectivement en agence avec un conseillé ou de façon individuelle.

De nombreuses questions sur le tchat concernant les formations pour adulte disponibles et les parcours individuels envisageables.

Cette troisième table ronde Recrutement et compétences, animée par Yves N’GOMA directeur d’agence pôle emploi présente les dernières tendances en manière de recrutement.

Sur le territoire des Pyrénées Orientales, quelles sont les compétences recherchées et les métiers qui recrutent?

Quelles sont les étapes où sera présent le Nauti Campus?

Le Nauti campus sera présent à chaque fois que sur le territoire visé des besoins de recrutement et de formation s’expriment. Le nautisme en Occitanie étant maritime et fluvial, les territoires concernés se situent sur la façade maritime et le long des voies navigables. C’est le cas sur 5 étapes: #66 PERPIGNAN, #34 MONTPELLIER, #30 NIMES, #11 CARCASSONNE et #31 TOULOUSE

Sur chaque étape des professionnels participent aux tables rondes à destination des scolaires puis des demandeurs d’emploi. Sur chaque territoire l’objectif reste de mettre en lumière les formations d’avenir et les secteurs qui recrutent en s’appuyant sur des témoignages.

tournage dans les ateliers de maintenance

Olivia TUMSON chantier WINDELO

Pourquoi cette formation?

Le campus des métiers du nautisme Occitanie est membre de la commission emploi-formation de l’Union des villes Portuaires d’Occitanie. Dans le cadre des travaux de cette commission, il est apparu que les ports de plaisance avaient besoin de monter en compétence leurs personnels afin de relever les défis liés aux ports de demain. Le campus avait aussi pointé cette problématique sur la base des échanges avec les dirigeants des capitaineries rencontrés ces derniers mois.

L’évolution des ports de plaisance maritimes et fluviaux

Les ports de plaisance d’Occitanie ont été aménagés, pour la plus-part lors de la mission Racine initiée au milieu des années 60. La mission Racine ou « Mission Interministérielle d’Aménagement Touristique du Littoral du Languedoc-Roussillon » a été créée en juin 1963 sous l’impulsion du Général de Gaulle afin de donner à la côte méditerranéenne française un pôle touristique susceptible d’attirer et de fixer les touristes.

Aujourd’hui ces mêmes ports de plaisance sont en pleine mutation: le port est tout sauf un parking à bateau! Le plaisancier recherche des escales thématiques (bio diversité, gastronomie, culture); un réseau de services (conciergerie nautique, application smart phone, accès au réseau de transport); ou encore un regroupement par typologie de plaisancier (navigants, location à quai, en escale technique). Les ports fluviaux sont aussi confrontés à l’arrivée des nouvelles technologies et des nouveaux usages.

A qui s’adresse ce Diplôme Universitaire?

Le DU de Gestion des Ports de Plaisance est une formation continue au niveau bac+3 qui s’adresse principalement aux personnels des ports de plaisance qui souhaitent monter en compétence mais aussi aux demandeurs d’emploi qui envisagent de postuler dans un port de plaisance. Les unités d’enseignement de cette formation portée par l’Institut d’Administration des Entreprises (IAE) de l’université de Perpignan, portent sur la connaissance de l’environnement, la réglementation, le management, la sécurité, la transformation digitale ou la communication.

Qui sont les formateurs de ce DU G2PNE?

L’université de Corte en Corse avec l’Union des Ports de Plaisance de Corse (UPPC) avait monté une formation dans le même esprit il y a quelques années. Nous avons retenu l’approche pluridisciplinaire et pragmatique de cette formation en s’adaptant aux spécificités des ports de plaisance d’Occitanie qu’ils soient maritime ou fluviaux. En effet, nous avons intégré la dimension fluviale de la plaisance régionale.

Les formateurs sont des cadres portuaires membres de l’UVPO; des juristes; des scientifiques de l’UPVD ou du Parc Naturel Marin du Golf du Lion, des enseignants de l’IAE ou des membres du Pôle Mer méditerranée. Les contenus de cette formation sont à l’image des formateurs mobilisés: pragmatiques et experts de leur domaine.

Cette formation comporte environ 200h réparties sur la période hivernale où l’activité des ports de plaisance est moindre; au rythme de 1 semaine par mois.

Demain, un port de plaisance ressemblera à quoi?

La mutation des ports de plaisance est dictée par les évolutions technologiques et environnementales, le renouvellement de la clientèle historique et les interactions avec le territoire. Les bateaux comme les ports sont de plus en plus connectés: le numérique permet d’automatiser de plus en plus de tâches liées à la surveillance, la gestion de l’énergie ou la sécurité. Cela permet aux ports d’affecter les personnels sur des activités à plus haute valeur ajoutée et de diversifier leur offre de services. C’est dans cette optique qu’ont été conçues les solutions Nauticspot ou FALCO par exemple.

L’université de Corte avait innové dans la formation portuaire il y a quelques année

Et le plaisancier demain?

Pour le plaisancier aussi le numérique change tout: des applications donnent accès à distance à des services techniques ou touristiques. la surveillance et la sécurisation du bateau peut se faire à distance alors qu’une majorité de plaisancier habite à plus de 200 km de son bateau. La réservation de services, la surveillance des batteries, de la présence d’eau à bord peuvent se faire en ligne. C’est ce que propose les applications développées par nauticoncept ou Garmin (active-captain) par exemple.

La co-navigation ou la location c’est à dire l’utilisation partagée d’un bateau de plaisance se développent auprès d’une nouvelle clientèle qui privilégie l’usage plutôt que la propriété. C’est ce que propose des sites rassemblant une communauté de plaisanciers: Naviguer malin ou Clic and boat. Des particuliers y louent leur bateau pour la navigation ou à quai.

Les navires de plaisance sont de plus en plus grands et richement équipés: les ports sont sollicités pour offrir de nouveaux services jusque là réservés à la grande plaisance. La mobilité augmentée des équipages, des lieux d’échange et de travail, des moyens de communication hight tech, une gestion éco-responsable de l’énergie et de l’eau, etc.

Ces nouveaux usagers des ports de plaisance et les nouveaux usages de la plaisance impliquent une restructuration en profondeur des ports. Et par conséquence une formation des personnels sur de nouvelles compétences. C’est l’objectif de ce Diplôme Universitaire de Gestion des Ports de Plaisance Nautisme fluvial et Environnemental: DU G2PNE.